Après avoir lancé un logiciel de gestion électronique de documents pour les entreprises, Aizily, née fin 2023, a opéré un pivot pour se recentrer sur l'éducation. Un virage opéré notamment après avoir vendu un chatbot IA à l'Éducation nationale qui sera utilisé "dans un campus dans le nord de la France".
Réviser autrement
La start-up azuréenne s'adresse aux collégiens et lycéens, et à leurs parents, via une plateforme, gratuite pour les 500 premiers utilisateurs (ils sont un peu plus de 110 à ce jour) et accessible ensuite par abonnement à partir de 4,99 euros par mois. Aizily veut ainsi proposer "l'éducation pour tous". "C'est notre mission, assure Adrien Ribau, cofondateur de l'entreprise aux côtés d'Hadrien Hugues. Votre ado dicte son cours et, grâce à l'IA, il a ensuite accès à une fiche de révision générée automatiquement, à des quiz, des flashcards (cartes mémoire, NDLR) pour réviser de manière différente et plus rapide. Il y aura aussi un audio de la fiche de révision, de manière que, pendant qu'il est dans les transports ou avant d'aller se coucher, il puisse réécouter."
L'intelligence artificielle permet aussi une "hyperpersonnalisation" de l'outil, prenant en compte les différents troubles DYS (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, dyspraxie…).
Trois modèles d'affaires
Après un lancement grâce à de la "love money", le développement a été financé par ce contrat avec l'Éducation nationale et un soutien de Bpifrance pour la R & D. Les deux start-uppers sont accompagnés par Entrepreneur Avenue, de Jean-Louis Brelet, ancien président de Sophia Business Angel, qui mentore et challenge le duo pour aller notamment chercher des investisseurs.
Aizily vise une levée de fonds de 300 000 euros, pour poursuivre le développement technique. Car un système de récompense permet à l'élève de gagner des points selon son assiduité, convertibles en cartes cadeaux. "Une carotte nouvelle génération", sourit Adrien Ribaud qui explique tabler sur différents business models. "Le premier, le plus facilement actionnable, repose sur les abonnements. Le deuxième, via ce système d'Izicoins et de cartes cadeaux, nous permettra de dégager une marge et du bénéfice".
5 000 à 10 000 utilisateurs visés
Enfin, la plateforme propose des tests de personnalité, d'aptitudes ou sur les centres d'intérêt, dont les réponses seront analysées par l'IA. "Il ne s'agit évidemment pas de se substituer aux rêves de l'enfant, explique le cofondateur, titulaire, entre autres, d'une licence en psychologie. L'IA va pouvoir donner des pistes quant à son orientation, lui donner des idées pour la suite de ses études. Et il pourra alors accéder à des fiches sur des établissements privés avec lesquels nous aurons signé des partenariats."
Des modèles qu'Adrien Ribau et Hadrien Hugues imaginent déjà dupliquer pour être disponible rapidement au-delà des frontières françaises.
D'ici la fin 2025, ils espèrent rassembler entre 5 000 et 10 000 utilisateurs sur leur plateforme.