Airliance avait invité tous les acteurs économiques du département concernés de près ou de loin par le développement touristique local. L'association, présidée par Luc Chatillon, dirigeant de la compagnie voironnaise de transports Actibus, veut en effet tous les rassembler autour de l'aéroport comme «porte d'entrée du département». Airliance veut «promouvoir le tourisme isérois et le dynamise du territoire, et mener des actions pour développer les activités liées directement et indirectement à l'aéroport». Une campagne de communication sera notamment menée à l'automne à Dublin, une des destinations desservies par l'aéroport.
Manque de mobilisation
Mais Luc Chatillon déplore le peu de mobilisation des acteurs du tourisme. «Nous avons 32 adhérents, dont les deux CCI et les offices de tourisme de l'Alpe-d'Huez et des Deux-Alpes. Mais ce n'est pas suffisant! Nous devons tous travailler ensemble et montrer une volonté commune de développement. Le tourisme doit être traité comme une industrie à part entière pour laquelle nous sommes tous partenaires. Et il faut décider: soit l'aéroport Grenoble-Isère est une charge; dans ce cas-là, mieux vaut le fermer. Soit c'est un outil de travail et alors nous devons l'utiliser comme tel. Il peut être créateur d'emplois directs et indirects.» Selon son président, Airliance aurait besoin de «300 membres pour avoir du poids et être écoutée».
- www.airliance.asso.fr
L'association Airliance peine à mobiliser les acteurs économiques du département autour de l'aéroport Grenoble-Isère.