« Step by step », énonce Mathieu Ermel le dirigeant de la société. Mais la marche est rapide. Airépur est même à mi-chemin de son plan stratégique export 2009-2011, commencé par l'investissement de 6 millions d'euros pour la construction d'un nouveau bâtiment, puis 750.000 euros affectés à un équipement neuf et, enfin, le recrutement d'un directeur commercial export. « Toute l'organisation de l'entreprise est orientée vers l'export ». Ces efforts devraient lui permettre d'augmenter de 20% son chiffre d'affaires à l'international qui est actuellement de 25 % sur les 2,5 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel global.
Montée en puissance
Sa stratégie consiste à s'adosser à de gros porteurs ?grandes entreprises françaises- pour implanter ses installations hors de l'Hexagone. Après la Belgique, l'Allemagne, la Suisse, la Chine et la Bulgarie, l'Europe de l'Est et l'Afrique du Nord sont en ligne de mire. « Le Maghreb nous permettra plus tard, de nous introduire en Afrique », ajoute Mathieu Ermel, conforté par la demande du marché. Confortée aussi par son expertise, Airépur s'est taillé une solide réputation auprès des collectivités et des industriels quand il s'agit de résoudre en extérieur, les problèmes d'odeurs et des effluents avant leur rejet dans l'atmosphère. Et en interne, pour la dépollution des zones de travail. L'entreprise a recours à trois techniques qu'elle combine ou utilise séparément. Selon le cas, son bureau intégré peut préconiser le lavage physico-chimique, la biofiltration, ou encore la filtration par charbon actif.
Après la Belgique, l'Allemagne et la Suisse, l'entreprise de Soultz spécialisée dans la dépollution de l'air part à la conquête de l'Europe de l'Est et de l'Afrique du Nord.