Agroalimentaire : Réaliser plus de 15% de l'activité à l'international
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Agroalimentaire : Réaliser plus de 15% de l'activité à l'international

ABEA Après dix ans d'existence, l'association bretonne de l'agro veut fédérer encore plus les acteurs. Pour inciter ses membres à travailler davantage vers l'international.

L'Association Bretonne des Entreprises Agroalimentaires (ABEA) fête cette année ses 10 ans. Créée par Michel Houdebine (Houdebine SA (56), par ailleurs président de Valorial) elle compte aujourd'hui 87 adhérents. «Nous représentons ainsi les deux tiers de l'activité agroalimentaire en Bretagne, avec un chiffre d'affaires de 15M€ et 40.000 salariés répartis sur 172 sites de production», souligne Christian Tacquard, administrateur de l'ABEA. En dix ans, l'association a réussi à regrouper entreprises privées et coopératives, PME et grands groupes, dans tous les secteurs: viandes, légumes, poissons, pâtisseries... «Avoir une filière comme l'agro en Bretagne est une chance pour la région, pour la France et pour l'Europe», considère Michel Houdebine. Pour lui, il existe beaucoup de leviers de croissance, de développement à mettre en place.




Accompagner les entreprises

À commencer par l'exportation. «Le développement à l'international est l'un de nos principaux axes de développement pour 2011, souligne Olivier Clanchin, le président de l'ABEA. Les IAA exportent mais il faut les soutenir de manière plus forte en Bretagne. Car il y a une vraie capacité de développement ici. Il y a même beaucoup d'outils, peut-être même trop! Il faudrait les articuler entre eux pour faire un travail plus poussé». L'intention est lancée. Et l'objectif est «d'arriver à des niveaux supérieurs à 15% de l'activité à l'export». L'ABEA vise ainsi à accompagner plus précisément ses entreprises adhérentes. Nous avons lancé pour la première fois dans l'agroalimentaire, un programme de développement stratégique Acamas, souligne Olivier Clanchin. Cela n'existait que dans l'industrie mécanique. Nous voulons accompagner dix entreprises par an». En dix ans, l'ABEA a pris conscience du poids d'un travail collaboratif et souhaite aller plus loin pour «donner une nouvelle impulsion à l'agroalimentaire dans une région péninsulaire. Cela passe notamment par une réflexion sur la qualité de l'organisation logistique».




Innovations produits ...et salariales

C'est l'un des leviers de développement pour la filière, avec également l'innovation, nécessaire. «Mais pas seulement dans les produits. Elle doit aussi avoir lieu auprès des salariés», considère Michel Houdebine. L'ABEA a en effet engagé un travail autour des TMS (troubles musculo-squelettiques) afin d'augmenter le bien-être au travail et diminuer les arrêts maladie. Le secteur en tout cas semble rendre confiant ses dirigeants, comme Michel Houdebine, pour qui l'«agroalimentaire est un métier éternel, universel et un fantastique ascenseur social». De quoi, espère-t-il, «attirer les jeunes dans l'ABEA!»

ABEA



(Rennes) Président: Olivier Clanchin 87 adhérents


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