Agriculture : Un plan de soutien national de 1.650Md€
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Agriculture : Un plan de soutien national de 1.650Md€

La FDSEA réagit au plan de soutien à l'agriculture annoncé par le président de la République le 27 octobre dernier.

Le chef de l'État Nicolas Sarkozy a annoncé un plan de soutien à l'agriculture pour sortir d'une «crise exceptionnelle». 1Md€ de prêts bancaires et 650M€ d'aides sont prévus. Un dispositif qui devrait impacter fortement le Morbihan, au 1er rang de l'aviculture avec 36% de la production bretonne, 6e pour la production laitière nationale et 3e pour l'élevage porcin derrière les Côtes d'Armor et le Finistère. (Source Agreste 2007). Alors que les agriculteurs entrent dans la phase des semis d'hiver avec des trésoreries au plus bas, ces mesures tombent à pic. «Il est important de réinjecter de l'argent dans les entreprises», souligne Michel Demon, directeur de la FDSEA du Morbihan. Le taux d'intérêt réel des prêts serait réduit à 1,5% voire 1% pour les jeunes agriculteurs. «Mais dans le cas des éleveurs porcins, qui sont en crise depuis 30 mois, il a déjà été fait appel à des prêts», poursuit Michel Demon. «Ces exploitations sont dotées d'un endettement court terme élevé qui pourrait, dans 50% des cas, les voir de toutes façons se faire refuser les prêts.» De plus, Michel Demon affirme que sur les 650M€ d'aides, 200M€ étaient déjà prévus, à travers le Fonds d'allégement des charges (FAC) ou le remboursement de la Taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP). Quant aux 170M€ d'allègements de charges patronales pour les travailleurs saisonniers, ils ne concerneraient la région Bretagne qu'à la marge. Les secteurs lourds comme le lait, le porc, la volaille n'y font en effet guère appel. «C'est davantage une réponse pour le Sud de la France», remarque Michel Demon. Là où le discours du président de la République marque des points chez Michel Demon, c'est lorsque Nicolas Sarkozy prône un «regroupement de producteurs afin qu'ils puissent davantage peser face aux circuits de commercialisation.» La Cecab et Coopagri auraient plus de poids à deux sur certaines négociations. «Depuis six ans, nous demandons de concentrer le secteur laitier pour peser sur les marchés. Il faut un contre-pouvoir à la distribution, qui est hyper concentrée», martelle Michel Demon.

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