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Agena 3000 parie sur un équilibre famille-travail
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Agena 3000 parie sur un équilibre famille-travail

L’éditeur choletais de logiciel Agena 3 000 a rapidement mis en télétravail ses 140 collaborateurs au début de la crise. Cette période lui a permis de lancer une réflexion sur l’équilibre travail-famille pour la mise en place d’une nouvelle organisation en cette fin d’année.

Confiné à Montréal, Sébastien Trichet a piloté à distance l'entreprise et ses 140 salariés pendant toute la crise sanitaire — Photo : Agena 3000

Sébastien Trichet a l’habitude de gérer ses équipes à distance : Le dirigeant d’Agena 3 000 à Cholet a fait le choix de s’installer en Amérique du Nord l’été 2017. Depuis 3 ans, il développe à l’export depuis le Canada l’entreprise spécialisée dans la conception de logiciels de transferts de données entre acteurs de la grande distribution, industriels et distributeurs. De son appartement au cœur de Montréal, où Agena 3 000 a acquis fin 2019 l’entreprise Connectivia avec 15 salariés, le dirigeant a piloté ses 140 collaborateurs, tous en télétravail.

Le vendredi 13 mars au soir, les 65 salariés d’Agena 3 000 à Cholet ont quitté les bureaux pour travailler à distance. À Nantes, Paris, Toulouse, Le Mans, en Tunisie et à Montréal, tout le monde en a fait de même. « Nous avons organisé une réunion de crise le 11 mars pour basculer dès le lundi suivant, avec l’objectif de continuer de travailler comme d’habitude, témoigne Sébastien Trichet. On était globalement prêts : 30 % des salariés sont déjà en télétravail à temps complet ou partiellement. » Beaucoup de clients de l’entreprise choletaise, eux non plus, ne se sont pas arrêtés. « La grande distribution, la santé ou l’agroalimentaire composent en effet la majeure partie de notre clientèle, ajoute le dirigeant. Dans certains secteurs, nous avons même enregistré en mars une activité supérieure au mois de mars 2019. »

La mise au travail à distance des salariés de l’entreprise depuis le début du confinement a généré des changements chez Agena 3 000 qui pourraient bien pour certains perdurer après la crise : « Nous parvenons à faire dans l’entreprise ce que l’on pensait tous impossible, assure Sébastien Trichet. Par exemple, je rentrais une semaine par mois à Cholet. Je reviendrai désormais moins souvent et il est certain que nous allons développer encore le télétravail. Les commerciaux, pendant la crise, ont fait 6 rendez-vous par jour, soit plus qu’en temps normal. » Toute l’entreprise ne passera pas demain au travail à distance, et le dirigeant choletais veut conserver la cohésion et les liens entre salariés par une présence physique dans les locaux. « Le contact des autres leur manque, mais ils trouvent aussi que travailler un peu à la maison a ses avantages, ajoute le dirigeant. Beaucoup disent être plus efficaces à distance, mais qu’il y a quand même une aventure collective à partager. »


Pour envisager les mois à venir, Sébastien Trichet a lancé sans attendre au sein d’Agena 3 000 une commission de travail sur le thème : Réinventons notre façon de travailler. Elle est pilotée et animée uniquement par des femmes et a pour mission de fournir des propositions d’ici le 15 mai. « Je souhaitais donner une impulsion forte et un souffle nouveau, explique-t-il, avec une coloration féminine qui va apporter sa vision sur l’équilibre famille-travail. Ce que je veux, c’est être surpris. Nous allons étudier les propositions en comité de direction et je souhaite qu’un nouveau mode de fonctionnement se mette en place, sans doute en fin d’année. »

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