AFU : Un nouvel outil pour élargir son offre
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AFU : Un nouvel outil pour élargir son offre

Mécanique de précision D'ici à quelques jours, les équipes d'AFU investiront un nouveau site de production à Saint-Malo. À la clé, une optimisation du parc machines.

Étape importante pour AFU, à Saint-Malo. La société de mécanique de précision, reprise en 2007 et dirigée par Philippe Blancard et sa soeur Sylvaine, a investi 1,2M€ dans un nouveau site de production. 1.600m², contre 800 aujourd'hui, qu'elle occupera à partir de la fin de ce mois de mai. Toujours dans la ZI Sud de la cité corsaire. «On a un chiffre d'affaires qui a tendance à augmenter régulièrement et on manque de place, explique Philippe Blancard. Un manque de place, cela veut dire que l'on ne pouvait plus investir dans de nouvelles machines.». Et de citer en exemple l'arrivée de la dernière en date. «On a été obligé d'en déplacer six pour lui trouver une place!» Grâce à ce nouveau site en acquisition - elle loue l'actuel - «on souhaite élargir notre domaine de compétences», précise Sylvaine Blancard. «L'étape suivante, c'est investir dans des nouvelles machines, voire des nouvelles technologies», ajoute son frère. Avant d'envisager de la croissance externe, «selon les opportunités.»




Du plan à la conception

Avec vingt salariés, auxquels s'ajoutent quatre apprentis et un stagiaire, AFU est spécialisée dans l'usinage de pièces en sous-traitance pour tout type d'entreprises: automobile, électronique, pétrole, médical, agroalimentaire... Un secteur hyperconcurrentiel. Rien qu'en Ille-et-Vilaine, la PME fait face à une cinquantaine de compétiteurs. À ses côtés, la société soeur Virhydro (300 K€ de CA) fabrique et commercialise des équipements pour la pêche (vire filets, casiers et lignes). La spécialité d'AFU: de la pièce unitaire, du prototype ou de la petite série. «Des pièces complexes ou précises, au centième de millimètre», relève Sylvaine Blancard, ingénieur mécanique de formation. Bras utilisés en soudure orbitale, cheminées servant à amener de l'air à des machines, les productions d'AFU sont très variées. «Et bien souvent, on ne sait pas à quoi vont servir les pièces chez nos clients.» Étonnant quand on sait que l'entreprise industrielle va jusqu'à réaliser les plans pour eux, grâce à un bureau d'études de deux personnes. «Sur les préséries, on peut être force de proposition, en apportant une modification de cote, d'autres tolérances ou matières, pour permettre aux clients d'abaisser les coûts de production, liste Sylvaine Blancard. On offre d'ailleurs de plus en plus de solutions clé en mains, de la conception à l'assemblage.»




Trois recrutements

L'an passé, AFU a réalisé un chiffre d'affaires d'1,650M€ (1,470 en 2010). Et en 2012, «on devrait logiquement stabiliser, dans un secteur où la visibilité est très courte», confie Philippe Blancard, l'homme de la gestion et de la finance. Précisant toutefois que depuis le rachat en 2007, le chiffre a cru de 50%. Parmi les projets, l'obtention de la norme EN 9100, en 2013, devrait permettre d'être plus crédible encore dans le secteur de l'aéronautique. «Ça permettra de se distinguer des concurrents.» D'ici à la fin de l'année, AFU a par ailleurs prévu de recruter trois nouveaux collaborateurs, issus de ses apprentis. Une solution initiée depuis deux ou trois ans pour faire face à la pénurie de main-d'oeuvre dans le secteur.

AFU



(Saint-Malo) Gérants: Philippe et Sylvaine Blancard 20 salariés CA 2011: 1,650M€ 02 99 82 14 88 www.afu-mp.com

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