Plus de 200 entreprises africaines se sont retrouvées à Rouen en avril pour des rendez-vous d'affaires organisés avec leurs homologues français et européens. Objectif pour les PME normandes: Franchir le cap de l'export. La première convention d'affaires Africa-Europa qui s'est déroulée à Rouen à la fin du mois d'avril ambitionnait de faire se rencontrer des porteurs de projets africains et des PME françaises et européennes désireuses de trouver de nouveaux marchés à l'export. Mission remplie, selon le président de la CCI de Rouen Christian Hérail, qui annonce près de 3.000 rendez-vous d'affaires organisés à la Halle aux Toiles pendant trois jours.
«L'Afrique, un marché de proximité»
S'il faudra évidemment attendre pour dresser le véritable bilan des contacts pris par les uns et les autres pendant la manifestation, l'élu consulaire se félicite d'ores et déjà d'avoir «amené 220 projets aux entreprises en période de crise!» Mais au-delà, «c'est un bon moyen pour nos entreprises de démarrer à l'international», veut croire Christian Hérail. «L'Afrique est un vrai marché avec des pays en croissance et qui reste un marché de proximité avec de fortes capacités de développement». Mais Africa-Europa reste «une opération de sensibilisation», explique-t-il, «ensuite, il faut aller sur place!», comme le font depuis plus de vingt ans la cinquantaine d'entreprises du club Échanges Normandie Afrique à l'origine de l'organisation de la convention d'affaires. Pour les autres, «il faut démystifier le processus de l'export», explique Didier Pezier, vice-président de la CCI de Rouen qui compte sur la convention et «les contacts directs» qui s'y seront noués. «Nous sommes à la croisée des chemins», ajoute-t-il. «En Afrique, une nouvelle génération formée en Europe et en France a pris le pouvoir dans les entreprises et il existe aujourd'hui une vraie volonté d'échanges dans la jeunesse africaine». Pour Sylvestre Didier Mavouenzela, président de la CCI de Pointe Noire au Congo, la confrontation avec des chefs d'entreprises français «permet de faire monter d'un cran nos entreprises qui déjà investissent lourdement pour venir assister à ce type de manifestation. Elles viennent chercher des partenaires mais aussi des débouchés car nous avons également des projets à l'export». Bref, des entreprises qui viennent autant «apprendre le métier» que «chercher de nouvelles sources d'approvisionnement».
Guillaume Ducable