Vous pensiez le feuilleton de la privatisation de l'Aéroport Nice Côte d'Azur clôt avec la désignation, entérinée par la Commission Européenne, du consortium franco-italien Azzurra ? C'était mal connaître nos élus. Parce qu'il vaut toujours mieux prévenir que guérir, ces derniers montent une nouvelle fois au front pour contrer un éventuel changement de nom de la plateforme aéroportuaire niçoise afin d'y inclure une référence à l'un de ses nouveaux actionnaires, la Principauté de Monaco. Une hérésie pour David Lisnard, président du CRT Côte d'Azur, qui défend bec et ongle la nécessité de conserver la marque ombrelle "Côte d'Azur", dont le déploiement est « devenu une priorité stratégique de notre marketing territorial ». « Tout n'a pas vocation à dépendre d'une logique pécuniaire, notamment ce qui identifie et consolide le sentiment d'appartenance à un territoire », plaide-t-il, citant l'exemple du plus grand aéroport français qui « porte le nom de Charles de Gaulle, pas celui d'un client ou d'un actionnaire ». Christian Estrosi, président de la Région et de la Métropole Nice Côte d'Azur, est tout aussi catégorique : «Je n'ai rien lâché et je ne lâcherai rien». Pas même un petit bout d'appellation contrôlée. @email