Gigola a été présenté au dernier festival de Cannes. Outre son scénario ou son casting (Thierry Lhermitte, Lou Doillon,...), l'originalité du film réside dans son montage financier. Près 5M€ ont été investis par la productrice Denise Petitdidier, et 100.000 € par Action Côte d'Azur Production One (Acap One).
200.000€ de bénéfices attendus
La SAS, créée en 2008 et présidée par Yves Temman, propose à des particuliers et entreprises, soumis à l'ISF ou non, d'investir pour financer des productions cinématographiques ou télévisuelles. Dans le cas de Gigola, Acap One a récolté 100.000€, investis par 27actionnaires, pour cofinancer la postproduction. Parmi eux, 26 sont soumis à l'Impôt de solidarité sur la fortune et bénéficient de 75% de déductions fiscales. Un seul ne l'est pas et ne profite que de 25% de réduction sur ses impôts. Les bénéfices de la SAS basée à Vence sont aujourd'hui à zéro, tout comme ses charges, puisqu'elle est gérée par des bénévoles. Cependant, Georges Fritsch, directeur général, espère engranger 200.000€ en 2010 grâce aux revenus du film réalisé par Laure Charpentier.
La série Acap
Acap ne va pas s'arrêter là. Ses membres cinéphiles planchent actuellement sur d'autres projets, notamment une série télé et un nouveau long-métrage. Le budget de la société est cependant limité à 2,8M€. Qu'à cela ne tienne. Si l'argent rentre et que les projets fleurissent, les Azuréen créeront Acap Two, Acap Three...
www.action-prod.com
La SAS, basée à Vence, Action Côte d'Azur Production One a présenté le premier film qu'elle a coproduit grâce, notamment, à l'Impôt de solidarité sur la fortune au festival de Cannes. En salles fin 2010, le film devrait bientôt faire fructifier la mise des 27 actionnaires.