Abiessence : La distillerie déménage à Verrières-en-Forez
# Artisanat # Investissement

Abiessence : La distillerie déménage à Verrières-en-Forez

Le spécialiste des huiles essentielles bio investit 650.000€ dans la construction d'un bâtiment à Verrières-en-Forez.

Créée en 1999 par Joël Ruiz, la distillerie Abiessence ne connaît pas la crise. «Tous les deux ans nous doublons notre CA. Sur l'exercice 2010 on va dépasser 1M€», commente le dirigeant. Pour continuer sa progression, le producteur d'huiles essentielles bio et de produits dérivés quittera courant octobre ses locaux de Saint-Jean-Soleymieux pour s'installer dans son propre bâtiment à Verrières-en-Forez.




Le cosmétique et la formation dans la mire

«On va passer de 250 à 700m². Ici, on commençait vraiment à être à l'étroit pour développer notre activité», expose Joël Ruiz. Plus grand, plus accueillant et plus fonctionnel, ce nouveau bâtiment aura coûté pas moins de 650.000€ (murs+terrain). «Cet investissement va nous permettre de développer la transformation de matière brute et d'aller vers plus de cosmétique, explique le dirigeant. On va également agrandir notre magasin et étoffer ainsi notre gamme de produits, que ce soit en propre ou sous d'autres marques. Nous avons également prévu d'avoir une salle dédiée à la formation. Aujourd'hui, nous avons deux types de demandes: des particuliers qui souhaitent en savoir plus sur l'utilisation des huiles essentielles et des professionnels (esthéticiens, laboratoires cosmétiques, etc.) qui demandent des formations plus pointues», poursuit Joël Ruiz. Autre piste de développement: les visites touristiques et scolaires. «On va s'associer avec des auberges et gîtes pour créer une émulation et participer ainsi au développement du tourisme local. On souhaite aussi développer les visites scolaires. L'intérêt, c'est qu'en s'installant sur Verrières-en-Forez on se rapproche de nos cultures», argumente le dirigeant.




Développer les cultures et l'activité bois

Des cultures que Joël Ruiz entend développer. «Aujourd'hui, nous n'avons pas suffisamment de production pour répondre à la demande sur certaines plantes. Nous cherchons de nouveaux terrains», confie-t-il. En parallèle, Joël Ruiz planche également sur le développement de son activité bois. «Le principe de notre exploitation est d'avoir un cycle écologique sans déchet. À partir d'un arbre, on valorise aussi le bois en plaquettes de chauffage. Cette activité représente 10% de notre CA. À terme, l'objectif est d'arriver à 50%», expose le dirigeant qui projette d'investir 200.000€ dans la réhabilitation d'une scierie rachetée il y a deux ans à Gumières.

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