Gil Vauquelin, directeur de la Caisse des dépôts, délégué régional du Fonds stratégique d'investissement (FSI)
Quelle a été la nature de l'action du FSI en Alsace depuis sa création?
Notre travail, en région, consiste à détecter et à orienter les PME à la recherche de fonds propres vers le FSI. Quatre entreprises alsaciennes ont fait l'objet d'interventions en direct, soit environ 10% de l'ensemble des dossiers du FSI à ce jour. Il s'agit de GLI International à Bischwiller, cette année, pour 5M€; Forenap, à Rouffach, en 2009, pour 6M€; et enfin Fournitures Hospitalières à Heimsbrunn, un dossier engagé dès 2008 avant la création du FSI, pour 3,5M€. Le FSI vient également de financer la holding Windhurst (Clestra) à hauteur de 14M€ pour l'aider à reprendre les meubles Parisot.
Et dans le futur?
Nous travaillons sur six dossiers qui pourraient se concrétiser en 2011. Il s'agit d'entreprises industrielles et à capitaux familiaux. Sur les six dossiers, deux portent sur des tickets d'intervention supérieurs à 10M€. Les discussions tournent en général autour de la vision et des projets du dirigeant - notre vocation n'est pas de sauver des entreprises en difficultés- et sur sa volonté d'ouvrir son capital. Le FSI prend en moyenne 20 à 25% du capital des entreprises où il investit.
Cela, sans parler de votre action à travers les fonds de fonds locaux...
Le FSI intervient dans des fonds affiliés que sont Alsace Création, Airfi, Alsace Amorçage et Avenir Entreprises. La Caisse des dépôts, maison mère du FSI, intervient directement dans la Sodiv (prêts participatifs). Ces fonds nous permettent d'élargir le spectre des entreprises soutenues, avec des tickets plus faibles. On est sur des entreprises que l'on pourrait qualifier d'espoirs régionaux avant d'être des espoirs nationaux.
- TROIS QUESTIONS À