110 nouvelles implantations d'entreprises en 2017
# Conjoncture

110 nouvelles implantations d'entreprises en 2017

L'Agence de développement économique de Lyon Saint-Etienne (Aderly) a dévoilé les chiffres en hausse de 20% par rapport à l'année dernière. Un seul bémol : une contraction des créations d'emplois.

Avec 110 nouvelles implantations cette année qui devraient, si tout va bien, créer 2045 emplois d’ici trois ans, l'Agence de développement économique de Lyon et Saint-Etienne a atteint son objectif. Avec un budget consilidé de 4,6 millions d’euros par an et 35 collaborateurs, l’Aderly a attiré 20% d’entreprises supplémentaires sur le territoire par rapport à 2016 (92 implantations).
Par ailleurs, 62% des projets implantés l’ont été grâce à de la prospection directe, comme l’entreprise espagnole Grupo Dominguis GDES (2.000 salariés, 100M€ de chiffre d’affaires) approchée lors d’un banal Salon de l’Emploi.

Concernant la répartition géographique, 97 entreprises ont choisi de s’installer dans la Métropole de Lyon, huit dans le Nouveau Rhône, trois à Saint-Etienne Métropole, une sur le site la Plaine de l’Ain et une autre hors zone. Les secteurs des services (36 entreprises) et celui du digital (34 implantations) arrivent largement en tête des activités, l’industrie pointe en 3° position mais concentre 274 emplois potentiels dans les années à venir.

Moins d'entreprises à capitaux étrangers

Un phénomène nouveau apparaît pour ce cru 2016 : la diminution des entreprises à capitaux étrangers : elles étaient 42 en 2015 à miser sur le territoire, et ne sont plus que 36 en 2016. « Les investissements étrangers se sont contractés en 2016 après un très bon cru en 2015 » commente Jean-Charles Foodis, directeur de l’Agence depuis deux ans. Sur les 110 implantations, 90 sont des créations (filiales, sièges France et Europe, centres R&D) comme la start-up industrielle Boostheat qui s’installe sur le site de Bosch à Vénissieux (115 emploi d'ici 3 ans) ou le centre R&D allemand spécialisé dans les sciences du vivant Scienion (11 emplois dans Lyon 8°).

Tandis que 15 sont issues des transferts de structures au profit de la région lyonnaise. Parmi elles le centre R&D de l'entreprise concevant les foulards connectés Wair (24 emplois attendus dans le 8° arrondissement de Lyon) ou ECL, un cabinet de conseil en nutrition-restauration (qui installe également son centre de décision dans le 8° arrondissement de Lyon et créera 75 emplois à la clé). Enfin cinq projets sont des extensions d'entreprises déjà présentes sur le territoire qui ont décidé de se renforcer sur place. Parmi elles figurent le centre R&D de l’éditeur de jeux vidéo en ligne, l'Allemand Big Point qui avait racheté le Lyonnais Little Words Studio en juillet 2014 (80 emplois d’ici trois ans).

Chute des créations d'emplois

Parmi le chapelet de bonnes nouvelles, un bémol : les créations d'emplois liées aux implantations chutent. Cette tendance avait déjà été observée les années précédentes et se confirme en 2016. La moyenne est passée de 20 créations d’emplois par implantation en 2015 à 18,6 en 2016. « Désormais nos critères de performances reposeront sur la création d'emplois découlant des implantations, et non plus les implantations créant potentiellement xx emplois » indique Jean-Charles Foodis. En 2017 l’homme se fait fort de capter les « nouvelles opportunités » offertes par le Brexit ou la politique pour le moins protectionniste du nouveau Président américain Donald Trump. « Lyon ne rayonne jamais autant que lorsqu’elle s’ouvre sur le monde », a souligné Gérard Collomb, président de Lyon Métropole et co-président de l’Aderly, dénonçant en creux les « discours de repli sur soi ».

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