Toutes les entreprises françaises, de la micro-entreprise au grand groupe, seront concernées au 1er septembre 2026 par la réforme de la facturation électronique. Une obligation qui revêt plusieurs avantages, mais nécessite de bien s’y préparer.
Les entreprises assujetties à la TVA devront émettre, à partir du 1er septembre 2026, des factures électroniques. Si les grandes entreprises et les ETI sont concernées dans un premier temps, toutes les autres (micro-entreprise, TPE, PME…) le seront en septembre de l’année suivante. En attendant, ces dernières auront tout de même l’obligation de recevoir des factures électroniques. Pour cela, la réforme impose à chaque entité, l’utilisation d’une plateforme de dématérialisation partenaire (PDP), agréée par l’administration fiscale. A ce jour, elle en recense 112. Certaines sont directement connectées aux outils de comptabilité ou de facturation des entreprises, d’autres sont conçues pour répondre aux spécificités d’une filière. Il existe également des plateformes conçues par des banques ou de nouveaux opérateurs. « Cette évolution vise à lutter contre la fraude à la TVA et à l’accélération de la digitalisation des entreprises », prévient Nicolas Débiolles, expert-comptable et référent facturation électronique pour l’Ordre des experts-comptables Auvergne-Rhône-Alpes.
Simplification de la vie des entreprises
Grâce à une plateforme de facturation électronique, il deviendra possible pour une entreprise (lorsque ce n’est pas le cas) d’assurer un meilleur suivi et un pilotage plus précis de sa gestion, de relancer plus facilement les clients en cas d’impayés, et de visualiser en un coup d’œil les dépenses, paiements et encaissements. En centralisant toutes ces informations au même endroit, cet outil va alors simplifier la vie des entreprises, leur faisant gagner en efficacité et renforçant leur capacité à anticiper d’éventuelles difficultés financières. « Une entreprise qui réalise encore sa facturation sous Excel ou qui traite ses factures au format papier ne peut pas disposer d’une vision claire et actualisée de sa trésorerie, martèle Nicolas Débiolles. La facturation électronique ne se résume donc pas à l’envoi d’une facture par e-mail. »
Les experts-comptables en ordre de marche
Initialement prévue pour 2024, l’entrée en vigueur de la facturation électronique a été repoussée à 2026 dans le but de laisser aux entreprises le temps de s’adapter. Pour les accompagner dans cette évolution, les experts-comptables ont pour mission à la fois de les sensibiliser aux enjeux qu’elle représente, mais également de leur proposer des recommandations personnalisées en fonction de leur situation. « Nous pouvons être amenés à réaliser un audit préalable, cartographier l’ensemble des outils de gestion comptable et de facturation ou encore revoir certains processus de facturation », détaille l’expert-comptable Nicolas Débiolles. Cette marche forcée vers la digitalisation est une véritable opportunité pour les entreprises. L’exemple de l’Italie, où la réforme est déjà déployée, le montre, rappelle Nicolas Débiolles : « Aucune entreprise ne souhaite aujourd’hui revenir en arrière. »
Assistez au Forum de la facturation électronique, le mardi 20 janvier 2026.
