Lorient

Conseil

La jeune pousse Ship as a Service configure son premier navire d'exploration

Par Xavier Eveillé, le 14 septembre 2017

Créée à Lorient au sein de l'espace de travail partagé "La Colloc", qui accueille près de 100 entrepreneurs à ce jour, la société d'ingénierie de services maritimes Ship as a Service sort de ses murs baptismaux. Outre ses premiers contrats de service pour des missions scientifiques (logistique, gestion de contrats d'affrètement...), la start-up s'est portée acquéreur d'un navire d'intervention. rapide, le Sterenn Glaz. La TPE investit actuellement 50.000 euros pour "refiter" le bateau pour des missions océanographiques ou d'exploration dans les énergies marines.

SerEnMar avance à grands pas : déjà cinq personnes qualifiées y sont salariées.
SerEnMar avance à grands pas : déjà cinq personnes qualifiées y sont salariées. — Photo : @Ship as a service

Née à la Colloc de Lorient, la jeune pousse Ship as a Service se structure et engrange ses premiers contrats de prestation pour des missions océanographiques. Fondée par Hervé Allaire, cadre au sein de l’État major des Fusiliers marins et commandos à Lorient puis directeur régional pour Voltais (Eren) et pour le joint-venture Sunzil ex Tenesol Total Énergie, Ship as a Service propose des bouquets de services maritimes, essentiellement orientés vers les énergies renouvelables en mer et les missions océanographiques.

Pour accroître son champ d'action, elle investit 50.000 euros dans le "refitage" de son propre navire, le Sterenn Glaz, jusqu'alors destiné à des missions de service public. « L'objectif est de le mettre en exploitation avant la fin de l'année, dès que le chantier d'adaptation à ses nouveaux usages sera réalisé. Nous sommes en train de l'équiper notamment d'une cabine pour les scientifiques, de moyens de détection sous-marine, d'équipements et d’apparaux d'océanographie, de panneaux solaires... », explique Hervé Allaire, associé à deux experts maritimes senior à Nantes et Bayonne et à un expert financier. « Nous combinerons ainsi ses qualités initiales de mobilité et de robustesse à très grand polyvalence et donc des capacités d'intervention variées. »

Il se monte une éolienne en mer par jour en Europe

L'idée clé de Ship as a Service consiste à raisonner par contrat de service et non plus par contrat d'affrètement. C'est une société de gestion de projets : « On vend des services et non pas des jours en mer. Nous conseillons les clients sur l'intérêt de constituer une équipe pour 12 ou 24 h, sur les prérequis, la sécurisation juridique...» 

L'autre enjeu tient à la montée en puissance de la prospection pour l'électricité marine. Il se monte une éolienne en mer par jour en Europe : « Ça va arriver à toute vitesse, car le prix de revient du kWh marin est en train de passer durablement sous le prix de revient du kWh d'origine nucléaire. » L'entreprise suit également de près l'aventure "Plastic Odyssey", dont elle est partenaire. « Nous les avons rencontrés via la Fondation de la Mer. Ils développent des unités de pyrolyse mobiles pour récupérer et transformer les déchets plastiques sur les plages en carburant et comptent lancer un tour du monde pendant trois ans, en lien avec des incubateurs comme celui de Xavier Niel, à Paris, Darwin à Bordeaux, et l'Incubateur à Nantes. »

SerEnMar avance à grands pas : déjà cinq personnes qualifiées y sont salariées.
SerEnMar avance à grands pas : déjà cinq personnes qualifiées y sont salariées. — Photo : @Ship as a service

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