Morbihan

Événementiel

The Bridge : Les Morbihannais embarqués à bord

Par Ségolène Mahias, le 26 juin 2017

Le skipper et chef d'entreprise vannetais, Damien Grimont, a imaginé The Bridge cette traversée du centenaire entre Saint-Nazaire et New York. Dans le sillage de The Bridge, des dirigeants morbihannais ont embarqué à bord du Queen Mary 2 dès ce dimanche 25 juin.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

The Bridge, c'est l'histoire d'une idée un peu folle qui a germé dans la tête du Vannetais Damien Grimont. Ce skipper, à la tête de Profil Grand Large, a imaginé ce défi unique en son genre, à l'occasion du centenaire du débarquement des Américains à Saint-Nazaire. « The Bridge, ce pont entre l'histoire et le présent, une traversée mythique entre Saint-Nazaire et New York en imaginant l'entreprise de demain avec des décideurs à bord »

« L'océan comme bleu de travail »

Pour cela, il fallait embarquer sur un bateau mythique. Damien Grimont l'a trouvé. « Le Queen Mary 2 s'est révélé être une évidence. Construit au sein des Chantiers de Saint-Nazaire, c'est une prouesse technologique. En parallèle, un contre-la-montre sera lancé : le Queen Mary 2 s'élancera contre des maxi-trimarans. » Ce défi hors du commun est aussi colossal de part son coût : 15 millions d'euros entre l'affrètement et l'événement en lui-même. Pour cela, elle s'appuie sur des partenaires : entreprises et institutionnels.

Du 25 juin aux environs du 1er juillet, ce sont les entreprises qui monteront à bord. « Elles auront alors l'océan comme bleu de travail », aime résumer Cyr Dioré, directeur des relations entreprises de The Bridge. C'est au travers du club des 100, créé pour l'occasion, que ces entreprises embarquent. « Plus de 80 entreprises sont déjà présentes. 5 % de TPE, 80 % de PME et 15 % de grands groupes venus d'horizons divers », notent les chevilles ouvrières de The Bridge. Capital, le club des 100 et ses 80 membres, par le biais de l'achat de cabines ont permis l'affrétement du Queen Mary II, soit un montant de 8 millions d'euros selon nos informations.

Qui sont donc ces entreprises prêtes à partager cette aventure ? Cet événement est-il réservé aux grands groupes ? Et les entreprises morbihannaises, sont-elles parées à suivre la voie tracée par l'un de leurs confrères dirigeants. Après CIC, le partenaire fondateur, les Nantais de Réalités évoluant dans le secteur de l'immobilier ont emboîté le pas comme le Mayennais Réauté Chocolat. Puis on retrouve de grands noms comme Europcar, Atol, Sodebo, Harmonie Mutuelle... Puis des régionaux comme le groupe rennais Legendre. Le Morbihan n'est pas en reste avec des profils variés et des sociétés plus petites comme le glacier vannetais Alain Chartier, ou bien encore François Mousset, le dirigeant de Dantes Yachts au Tour du Parc. Quelles sont les motivations de ces patrons, prêts à lever l'ancre pour suivre à bord des interventions de philosophes, sociologues, scientifiques, économistes, artistes, et participer à des ateliers de coworking ? Le Pontivyen Antoine Houdebine, dirigeant de Logistic Solutions (5,5 M€ de CA) a acheté onze cabines. Un budget qui atteint 100.000 euros. « Je convie des collègues, des apporteurs d'affaires et des clients majeurs. J'ai décidé de rejoindre The Bridge car c'est un événement qui n'arrive qu'une fois dans une vie. » Sur le contenu, ses attentes et ses perspectives, le jeune dirigeant fait le pari « de se laisser porter par les choses. Je sais que cela aura un impact fort pour la suite. C'est rare de partir une semaine avec des clients d'autant plus sur un bateau. Cela renforcera les liens et d'autres réseaux pourront être créés à bord. » Sur la Presqu'ile de Rhuys, François Mousset, dirigeant de Dantes Yachts, une entreprise d'importation de bateaux haut de gamme, a rejoint l'aventure pour deux raisons. « C'est un parcours de rencontres. Je suis président de Cap 56 et un homme de réseaux. J'ai rejoint le club des 100 car c'est un parcours de rencontres et j'y retrouve d'ailleurs des clients. »

« Ma cabine ? Une année de publicité print »

Sa présence sur The Bridge a un coût pour une entreprise dont il est le seul salarié mais qui réalise tout de même un million d'euros de chiffre d'affaires. Pour financer la cabine qu'il a retenue, le dirigeant a fait un choix : « ce budget est celui que je mets habituellement pour ma communication publicitaire print de l'année soit un peu plus de 10.000 euros. » Pour François Mousset, les attentes sont fortes quant aux formations : « même si je n'attends pas de révolution, c'est un cadre unique pour prendre du recul, avoir une vision nouvelle et 'échanger avec des dirigeants. » Dans sa boite à outils, François Mousset songe à étayer sa réflexion sur de nouveaux marchés ou l'ouverture d'autres points de vente. « The Bridge est un pont entre deux pays. Pourquoi ne pas importer des bateaux américains ? » A quelques mois du départ, il reste quelque 300 cabines à bord sur les 1.300 proposées. Outre les entreprises, les réseaux rejoignent l'événement à l'instar du réseau Entreprendre, l'APM, Germe ou le CJD. Pour ceux qui sont prêts à prendre le départ comme Antoine Houdebine « il y aura ceux qui seront et ceux qui vont le regretter un peu comme ceux qui ont assister à la finale de la Coupe du Monde 1998.

> Pour en savoir pluswww.thebridge2017.com 

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