Angers

Loisirs

Terra Botanica : La nouvelle éclosion du parc angevin

Par Bénédicte Hascoët, le 07 avril 2017

Terra Botanica entame sa huitième saison le 8 avril et la dernière année de son plan de relance. Avec une hausse de fréquentation de plus de 40% depuis deux ans et de 20% en un an sur ses recettes propres, le parc du végétal angevin semble enfin trouver la bonne recette.

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Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

À l'heure de l'ouverture de sa huitième saison (le 8 avril), le parc à thème du végétal semble enfin avoir trouvé sa place. Passé de 160 000 visiteurs en 2014 à 226.000 en 2016 (+41 % en deux ans), il est désormais le premier site du département du Maine-et-Loire en terme de fréquentation. Ses recettes propres ont augmenté de 20 % sur la saison 2016, passant de 3,5 à 4,2 millions d'euros. Longtemps décrié, qualifié même de « fiasco » parfois, cet équipement de 11 hectares qui a nécessité près de 84 millions d'euros de financements publics pour sa seule réalisation, semble en passe de réussir son pari : celui d'incarner l'histoire de l'Anjou et du végétal en devenant un véritable pôle d'attractivité pour Angers.

« Au vu des investissements, il ne fallait pas se louper ! »

« On revient de loin avec une image qui était catastrophique », avoue Denis Griffon, le directeur de Terra Botanica depuis janvier 2015. Manque de positionnement clair lors de sa création, problèmes de tarifs, de gouvernance..., le parc a entamé sa mue début 2015 avec la création d'un GIP - remplaçant une société de droit privé - regroupant le Conseil départemental (51 %), la ville d'Angers (48 %) et Anjou Tourisme (1 %). Des collectivités qui y croient et ont remis 9 millions d'euros sur la table début 2015 - NDLR après avoir renfloué l'équipement à hauteur de 1,5 million d'euros fin 2014 pour combler le déficit - et lancé un grand plan de relance sur trois ans, de 2015 à 2017. Sur les 9 millions d'euros injectés, 5 millions sont consacrés aux investissements. Le parc a été entièrement repensé avec des zones clairement délimitées (dont un nouvel espace pour les touts petits), de nouvelles attractions (ballon captif, cinéma 4D). Deux cibles prioritaires ont également été définies : les moins de 12 ans et les plus de 50. « On est en phase de redressement, le plan est respecté, annonce Denis Griffon. Le parc n'est plus menacé aujourd'hui. Mais au vu des investissements, il ne fallait pas se louper ! » Pour autant, Terra reste en deçà du point d'équilibre, estimé à 300 000 visiteurs avec un ticket moyen de 20€. « On est descendu par l'ascenseur (NDLR 270.000 visiteurs en 2011), on remonte par l'escalier... je pense que nous aurons toujours besoin de l'aide des collectivités sur les investissements, mais je crois que le parc est un vrai enjeu pour le territoire. De notre côté, il faut qu'on arrive à augmenter le ticket moyen du visiteur qui est de 17 € aujourd'hui. » Mais les voyants sont au vert au moment de démarrer la troisième année du plan de relance. En 2016, le parc a même puisé 500 000 € dans ses fonds propres pour accroître ses investissements.

+ 30% de chiffre d'affaires sur le centre d'affaires en 2016

Destiné en premier lieu à accueillir les familles, Terra Botanica mise également sur les événements professionnels pour se développer. En 2016, le parc revendique une hausse de 30 % de son chiffre d'affaires sur la partie pro avec 28 000 congressistes accueillis et près de 200 événements (200 ans de la Caisse des dépôts, lancement national d'un nouveau tracteur Scania, etc) pour 157 en 2015. « Le centre d'affaires fait partie intégrante du parc. Nous avons désormais plusieurs espaces dédiés dont un nouveau, ouvert l'an dernier dans une serre qui peut accueillir jusqu'à 160 personnes. » Ouvert d'avril à octobre au grand public, le centre d'affaires fonctionne toute l'année et est en capacité de recevoir jusqu'à trois événements distincts le même jour. Pour se différencier, Terra a choisi un positionnement plutôt haut de gamme et privilégie certains domaines d'activité comme le médical, le bio ou l'immobilier et le BTP. Cette année, le parc se lance sur les événements privés, uniquement en journée (fêtes de famille, baptêmes...). En parallèle, le site a limité son nombre de jours d'ouverture afin de limiter ses coûts. En moyenne, le parc compte 1 200 visiteurs par jour avec une pointe à 4 200 en 2016.

1 million d'euros sur la restauration

Autre axe de développement majeur : le public scolaire pour lequel plusieurs offres spécifiques ont été créées. Ils étaient 17 000 scolaires ligériens l'an dernier à parcourir le site. Le parc table sur 20 000 en 2017. Un succès lié notamment à une nouvelle politique tarifaire globale (5€ pour les scolaires) qui inclut aussi des pass annuel, des offres pour les familles ou pour les habitants du département (offre à 10€ l'entrée le mois d'ouverture) et au développement de nouveaux produits comme la chasse au trésor interactive via une appli. Autre changement depuis l'année dernière : la reprise en direct de la restauration jusque-là confiée au chef angevin Favre d'Anne afin de mieux répondre aux attentes des visiteurs. Un « nouveau métier » pour l'équipement qui a réalisé 1 million d'euros sur ce volet la saison dernière avec 45 000 couverts.

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