Nantes

Agriculture

Les Coteaux Nantais investissent six millions d'euros

Par Caroline Scribe, le 16 mai 2016

Le groupe Les Coteaux Nantais, dirigé par Benoît Van Ossel, s'apprête à réaliser un double investissement de près de six millions d'euros sur le futur Min de Nantes et dans un nouveau site de transformation à Remouillé, avec à la clé un projet de ferme écologique.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

« Par sa décision de déménager le Min, Nantes Métropole nous a forcés à réfléchir au développement des Coteaux Nantais. Avec son aide, nous avons pris la décision d'un double investissement », explique Benoît Van Ossel, le dirigeant de la PME. Le leader européen de l'arboriculture en biodynamie (NDLR : mode de production respectant la nature, les sols, les arbres, etc.) s'apprête en effet à investir entre cinq et six millions d'euros dans plusieurs projets destinés à accompagner la croissance de son activité. Après avoir investi 1,3 million d'euros en 2015 pour agrandir (de 7 000 à 11 000 m²) son usine fruitière de Vertou et la doter de chaînes automatisées de calibrage, d'emballage et d'ensachage, Les Coteaux Nantais s'apprêtent à s'étendre sur deux autres sites. L'entreprise va ainsi regrouper les activités de négoce et une partie de la logistique des Coteaux Nantais et de ses sociétés soeurs dans 5 000 m² sur le futur Min. Mais le projet le plus ambitieux verra le jour à Remouillé, commune du sud de la Loire-Atlantique. Les Coteaux Nantais vont y faire construire une nouvelle unité de transformation de 6 200 m² et son nouveau siège social. Les travaux débuteront à l'automne 2016 et l'usine devrait être opérationnelle un an plus tard.

Un écovillage en 2018

À l'horizon 2018, devraient également voir le jour sur le même site une ferme écologique, un magasin d'exploitation ainsi qu'un éco-village destiné à accueillir des groupes d'enfants et d'adultes pour des initiations au bio, à la cuisine végétarienne, à la naturopathie, etc. Le projet d'aménagement du site sera lancé en mai en partenariat avec l'école d'architecture de Nantes. « Parallèlement à notre installation sur le futur Min, nous avons décidé d'investir à la campagne, à proximité de nos vergers. Cette démarche a du sens dans le cadre d'une économie circulaire. Nous allons produire et retraiter sur le même site. Par exemple, les déchets humides générés par notre activité de transformation seront réutilisés dans nos vergers sous forme de compost », explique Benoît Van Ossel. Au-delà de leur intérêt écologique, ces investissements sont rendus nécessaires par le développement de l'entreprise, notamment à l'international. Sur 96 hectares de vergers, dont 79 en production, situés autour de Nantes (à Carquefou, Thouaré, Aigrefeuille-sur-Maine, La Planche, Remouillé, Vertou et Vieillevigne), les Côteaux Nantais cultivent 41 variétés de pommes bio, huit de poires, sept de fraises, ainsi que des prunes, des pêches de vigne et des kiwis. Cette production de 4500 tonnes est commercialisée, pour l'essentiel, sous forme de fruits frais chez des distributeurs bio en France et à l'étranger. Le reste est transformé en confitures, purées, pâtes, gelées, compotes, jus, vinaigres... Avec ses sociétés soeurs Provinces Bio (19 salariés, 11 millions d'euros de chiffre d'affaires), distributeur de produits bio et Kerbio (sept salariés, 600 000 euros de chiffre d'affaires), distributeur de paniers bio sur la région de Nantes Saint-Nazaire, le groupe Les Coteaux Nantais emploie 145 salariés et pèse 28 millions d'euros. L'entreprise Les Coteaux Nantais emploie quant à elle 119 salariés, épaulés par une centaine de saisonniers d'août à novembre, et génère un chiffre d'affaires de 17 millions d'euros, dont presque 20 % réalisés à l'export.

Accélération à l'export

Et l'international pourrait bien accélérer la croissance de l'entreprise. Exportatrice de longue date au Benelux, en Allemagne, en Grande-Bretagne et en Scandinavie, la PME attaque de nouveaux marchés. « Depuis deux ans, nous sommes présents au Japon, à Hongkong et à Taïwan. Nous nous sommes récemment implantés aux États-Unis en partenariat avec Whole Foods, le numéro un mondial de la distribution de produits alimentaires bio. Nos produits labellisés en biodynamie suscitent l'intérêt des meilleurs distributeurs de la planète. Cela laisse présager un très bel avenir à l'international pour l'entreprise. Reste à suivre le rythme », expose Benoît Van Ossel.

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