Ille-et-Vilaine

Industrie

Trois repreneurs potentiels pour Otima

Par Virginie Monvoisin, le 03 septembre 2020

L'entreprise de tôlerie fine Otima, basée à Fougères, en Ille-et-Vilaine, a été placée fin août en liquidation avec poursuite d'activité. Trois repreneurs se sont positionnés, dont un industriel mayennais. Fin de l'attente dans quelques jours.

Atelier de production chez Otima.
La commande de pièces pour 10 000 respirateurs artificiels pendant le pic de l'épidémie de coronavirus n’a pas suffi à la PME bretillienne Otima pour sortir de l’impasse. — Photo : © Otima

L'avenir d'Otima est en train de se jouer ces jours-ci à la barre du tribunal de commerce de Rennes, avec une procédure de liquidation avec poursuite d’activité. L’entreprise (173 salariés, 27 M€ de CA en 2019) basée à Fougères, en Ille-et-Vilaine, spécialisée dans la tôlerie industrielle de précision, avait été placée en redressement en avril 2019. Elle évoquait alors un « contexte difficile, lié à des marchés volatils, à un manque de visibilité sur le carnet de commandes et à une trésorerie insuffisante pour pallier ces aléas ».

Repartie, depuis, sur une pente positive après une restructuration en interne, Otima a dû affronter une nouvelle étape difficile : le coronavirus et le confinement, arrivés en sortie de période d’observation. Les commandes et livraisons sont ralenties. L’incertitude plane. Jusqu’à la commande de pièces pour 10 000 respirateurs artificiels pour l’un de ses clients, Air Liquide. Une bouffée d’oxygène qui n’a pas suffi à la PME bretillienne pour sortir de l’impasse. Cette grosse commande devait « compenser la baisse d’activité liée à la crise », nous confiait alors Xavier Lépine, le président d’Otima, aujourd’hui sur le départ.

Un résultat positif

Le dirigeant envisageait un plan de continuation. Il avait ainsi revu ses objectifs à la baisse pour 2021, intégrant l’impact du Covid. Le résultat à la fin de la période d’observation était devenu positif, mais trop faible toutefois pour apurer le passif et sortir du redressement sans mettre en difficulté l’entreprise pour les mois à venir. Une liquidation avec poursuite d’activité a été annoncée le 26 août par le tribunal de commerce de Rennes, trois repreneurs s’étant positionnés pour racheter Otima.

Trois repreneurs positionnés

Dans tous les cas, la quasi-totalité des emplois (173 dans deux dossiers, 168 dans le troisième) devraient être maintenus dans l’usine. Parmi les candidats à la reprise, figure un concurrent d’Otima, AIMM (Alliance Industrielle Métallurgique) basé en Mayenne, la société industrielle d'investissement Euroman, et le financier Alian Industries associé à l’ancien fondateur de l’entreprise. Le verdict est attendu ces prochains jours.

Atelier de production chez Otima.
La commande de pièces pour 10 000 respirateurs artificiels pendant le pic de l'épidémie de coronavirus n’a pas suffi à la PME bretillienne Otima pour sortir de l’impasse. — Photo : © Otima

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