Bretagne

Énergie

En Bretagne, RTE met ses installations au numérique

Par Virginie Monvoisin, le 14 mai 2019

Le réseau de transport d'électricité RTE annonce un ensemble d'investissements pour la Bretagne, à hauteur de 268 M€ avant 2022. Parmi les projets : déployer le numérique, via des capteurs sur certaines de ses installations. Le point avec Carole Pitou-Agudo, déléguée régionale RTE dans l'Ouest.

Carole Pitou-Agudo, déléguée régionale RTE dans l'Ouest.
Carole Pitou-Agudo, déléguée régionale RTE dans l'Ouest. — Photo : © Virginie Monvoisin

En 2018, les énergies renouvelables ont fourni 75 % de l'électricité produite en Bretagne, d'après les relevés du réseau de transport d'électricité, RTE. La région produit en effet désormais elle-même 17 % de ses besoins en consommation d'électricité (contre 15 % en 2017). Pour poursuivre dans la modernisation de son réseau, RTE annonce qu'il va investir 268 millions d'euros en Bretagne entre 2019 et 2022. Parmi ses projets, le réseau va essentiellement réhabiliter ses lignes existantes usagées, afin de les adapter et de les sécuriser. Elles fournissent à 50 % les particuliers et professions libérales, à 43 % les PME et ETI de la région, et à hauteur de 7 % les gros industriels. La consommation globale de la région a augmenté en 2018 de 1 %, poussant RTE à renforcer sa vigilance, afin d'éviter les éventuelles ruptures. "Nos investissements accompagnent le développement démographique des métropoles, comme Rennes, indique Carole Pitou-Agudo, déléguée régionale RTE dans l'Ouest (116 salariés, sur 8 500 pour RTE en France). La région compte chaque année 18 500 habitants de plus. Nous devons donc agir selon trois axes: sécuriser notre réseau, maîtriser au mieux nos consommations d'électricité et développer les EnR."

15 millions d'euros dans le numérique

Photo : American public power association - Unsplash

L'un des axes importants de développement de RTE est en effet d'investir dans la maîtrise de la consommation. C'est pour cela qu'il va injecter 15 M€ pour le déploiement du numérique, via des capteurs qui seront implantés sur certaines de ses installations. "Nous allons faire de la Bretagne et des Pays de la Loire deux régions pilote pour l'image de postes électriques nouvelle génération, annonce Carole Pitou-Agudo. A Ploërmel et Malestroit (Morbihan), deux postes électriques seront équipés de capteurs. Le choix s'est porté sur ces deux pôles pour leur environnement propice au développement de l'éolien. Beaucoup de projets existent sur leur territoire. Cette technologie numérique sera testée en 2020 et 2021.

Poursuivre le développement de l'éolien

Par ailleurs, RTE va engager 30 millions d'euros pour le raccordement du Cycle combiné gaz de Landivisiau (Finistère) au second semestre de cette année. Il s'agit de créer une liaison à 225 000 volts entre le poste électrique existant de La Martyre et le site d’implantation de la centrale. Un projet inscrit dans le Pacte électrique Breton, afin d’assurer la sécurité d’approvisionnement électrique de la Bretagne. Enfin, RTE poursuit le travail de concertation sur le raccordement des parcs éoliens offshores près de St Brieuc (Côtes d'Armor) notamment, et sur les éoliennes flottantes de Groix et Belle-Île.

Prochaine étape pour RTE : définir les contours de la création d'une liaison électrique entre la France et l'Irlande (Celtic Interconnector) avec EirGrid, qui développera de l'éolien terrestre pour l'exporter vers le continent européen (pour 2026). Un projet à 930 millions d'euros porté à 35 % par RTE… qui devra alors trouver des subventions, notamment européennes.

Carole Pitou-Agudo, déléguée régionale RTE dans l'Ouest.
Carole Pitou-Agudo, déléguée régionale RTE dans l'Ouest. — Photo : © Virginie Monvoisin

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