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Toyota France bat un record de production en 2023

Par Élodie Soury-Lavergne, le 01 février 2024

Sur l’année 2023, Toyota France a signé un record de production avec près de 274 000 véhicules fabriqués dans son usine nordiste. Le constructeur automobile compte renouveler cette performance en 2024, une année qui sera marquée par le passage à une motorisation 100 % hybride sur ses lignes.

L’équipe dirigeante de Toyota France, avec, de gauche à droite : Rodolphe Delaunay, senior vice-président chez Toyota France, Jim Crosbie, président et Benoît Chambon, vice-président "corporate affairs".
L’équipe dirigeante de Toyota France, avec, de gauche à droite : Rodolphe Delaunay, senior vice-président chez Toyota France, Jim Crosbie, président et Benoît Chambon, vice-président "corporate affairs". — Photo : Elodie Soury-Lavergne

En 2023, Toyota France a battu un record de production dans son usine d’Onnaing, près de Valenciennes (Nord), où se situe également son siège. Le constructeur automobile revendique 273 788 voitures produites l’année dernière, soit 7 % de plus qu’en 2022, avec 27 % de Yaris et 73 % de Yaris Cross. Ce dernier modèle, lancé en 2021, a rencontré un certain succès, avec un volume de production aujourd’hui "supérieur de 25 % à nos prévisions", se félicite Jim Crosbie, président de Toyota France, dont le chiffre d’affaires s’établit à 3,06 milliards d’euros, avec 5 000 salariés (dont 3 837 en CDI). Ce record, Toyota France espère le reconduire en 2024, avec un objectif de 280 000 véhicules produits.

Vers une production 100 % hybride en 2024

Le dernier record de production datait de 2007, avec 262 243 véhicules. "Nous aurions pu en atteindre un nouveau en 2022, s’il n’y avait pas eu les perturbations sur les semi-conducteurs", souligne le président. En attendant le prochain, Jim Crosbie revendique avec fierté "qu’un véhicule sur quatre vendus en Europe est produit ici, sur le site d’Onnaing". Toyota France vend dans l’Hexagone 18 % des véhicules fabriqués à Onnaing, sachant que les autres destinations phare sont le Royaume-Uni (15 %), l’Italie (14 %), suivis par l’Allemagne (9 %), la Pologne (8 %), et l’Espagne (7 %).

À terme, c’est le cap des 300 000 véhicules produits que vise Toyota France dans cette usine, qui constitue le premier site européen du groupe japonais. Dès le mois d’avril, sa production passera en 100 % hybride, signant l’arrêt des moteurs conventionnels sur les lignes nordistes. La motorisation hybride a été lancée en 2012 sur ce site et représentait "au début 10 à 12 % de notre production totale, contre 91,4 % en 2022", précise Jim Crosbie.

Un véhicule électrique à terme

Le président souhaite produire également une voiture électrique, sachant que la stratégie du groupe est d’opter "pour une approche multitechnologique" de la motorisation, à savoir l’électrique, l’hybride, notamment rechargeable, l’hydrogène, etc., "en fonction des marchés et des usages". Pour obtenir la production de ce nouveau véhicule, il reste toutefois à convaincre la maison mère japonaise. "Les manifestations actuelles (agriculteurs et taxis NDLR) ne renvoient pas une bonne image de la France. Ce type d’informations circule très vite et derrière, nous devons travailler à persuader la maison mère que le territoire est sûr".

L’accent sur le volet social

Sur ce début d’année 2024, Toyota France reconnaît avoir pris un peu de retard côté production. L’épisode neigeux intervenu mi-janvier dans la région a engendré 2 100 voitures non produites. Et les manifestations des agriculteurs qui ont suivi ont entraîné cette fois un retard de 500 véhicules. "Quand ce cas de figure se présente, nous établissons un plan de rattrapage, validé en CSE", indique Jim Crosbie. Pas de quoi remettre en cause les objectifs, donc.

Pour les atteindre, Toyota France met d’ailleurs les bouchées doubles sur le volet social. Face à l’inflation, le constructeur annonce, dans le cadre des NAO menées en décembre, + 6,42 % d’augmentation pour les agents de production et animateurs d’équipe, ainsi que +6,02 % pour les autres salariés. Toyota France réalise par ailleurs des benchmarks, afin de s’assurer que sa politique salariale reste attractive par rapport aux concurrents régionaux, voire nationaux.

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