Tourisme

Politique économique

De nouveaux casinos vont pouvoir voir le jour en France

Par Stéphane Vandangeon, le 06 décembre 2023

Le Parlement vient d’adopter une proposition de loi visant à autoriser l’ouverture de casinos en France. Des communes ayant un patrimoine équestre ainsi que des villes frontalières vont pouvoir autoriser l’implantation d’un établissement de jeu.

Près de 200 communes accueillent un casino en France.
Près de 200 communes accueillent un casino en France. — Photo : Pixabay

De nouvelles communes vont pouvoir s’adonner aux jeux de hasard et d’argent. Le Parlement vient en effet d’allonger la liste des critères rendant possible l’implantation d’un casino, l’installation d’un établissement de jeu étant strictement encadré par le Code de la sécurité intérieure.

Après les stations balnéaires, les stations thermales ou encore les villes de plus de 500 000 habitants finançant une scène nationale, les communes accueillant des équipements équestres peuvent, elles aussi, autoriser l’implantation d’un casino. À condition d’accueillir un haras national ou un site du Cadre Noir, d’avoir organisé au moins 10 événements équestres au rayonnement national ou international par an entre 2018 et 2022 et d’accueillir le siège d’une société de courses hippiques.

Des communes aux activités équestres

Sont concernées par ce changement de législation une douzaine de communes. À commencer par celle de Saumur (Maine-et-Loire), qui avait fait l’objet d’une promesse d’Emmanuel Macron en mars 2019. Mais aussi celles d’Arnac-Pompadour (Corrèze), Saint-Lô (Manche), Lamballe (Côtes-d’Armor), Hennebont (Morbihan), Le Lion d’Angers (Maine-et-Loire), La Roche-sur-Yon (Vendée) ou encore Aurillac (Cantal).

Pour les parlementaires, il s’agit d’accroître l’attractivité touristique de ces communes, tout en palliant leurs difficultés de financement de leurs activités équestres. L’implantation d’un établissement de jeu de hasard génère en effet des recettes fiscales aux communes, les casinos leur redistribuant 1,4 million d’euros en moyenne par an. Tout dépend en réalité de l’activité de l’établissement. À Saumur, la mairie estime que l’implantation d’un casino apporterait 1,2 million d’euros à la collectivité ; à Arnac-Pompadour, l’apport serait moindre (400 000 euros), selon l’évaluation de la mairie.

Villes frontalières

Outre les communes ayant une activité équestre, le législateur autorise l’ouverture d’un casino dans certains territoires transfrontaliers. Pour être éligible, la ville doit être "classée commune touristique et membre d’une intercommunalité à fiscalité propre de plus de 100 000 habitants située dans un département frontalier jusqu’alors dépourvu de casino", fixe le législateur. Sont concernés deux départements : la Meurthe-et-Moselle et les Ardennes (en particulier la ville de Sedan). Objectif du législateur : lutter contre la fuite de capitaux au profit du Luxembourg ou de la Belgique.

Mais, sur le continent, c’est bien la France qui s’est fait une spécialité des jeux d’argent. Le pays concentre 40 % des casinos de l’Union Européenne. Près de 200 communes hexagonales accueillent ainsi un casino, une activité qui emploie 13 000 salariés dans l’Hexagone.

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