Bas-Rhin : La CCI fait le point sur le GCO

Par la rédaction, le 18 mai 2016

A l’occasion de la publication d’une synthèse concernant l’accessibilité de l’Eurométropole, la CCI de Strasbourg et du Bas-Rhin fait le point sur le projet de contournement Ouest de Strasbourg.
Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Le contrat de concession pour la réalisation et l’exploitation du GCO a été confié à Arcos, filiale du groupe Vinci en janvier dernier. Après une phase d’études préalables et de montage financier, les travaux devraient être lancés d’ici la fin d’année 2017 pour une mise en service à l’automne 2020. « Depuis 1973, la nécessité d’un contournement est envisagée, ce n’est pas une idée neuve. Le GCO (ou future A355) n’est pas la seule solution, mais une condition première et indispensable pour venir à bout des embouteillages et de la pollution. Strasbourg est la cinquième ville la plus polluée de France, il s’agit aussi d’un enjeu de santé publique » a rappelé en guise d’introduction Jean-Luc Heimburger, président de la CCI de Strasbourg et du Bas-Rhin.


Requalifier l’A 35


« Le trafic de l’A35 est lié à la fois aux heures de pointe et à l’activité économique pour 37 %. Avec la reprise progressive du développement économique, on peut s’attendre à une croissance du trafic économique qui n’est pas transférable. D’ici 2020, on comptabilisera 25 % de poids-lourds supplémentaires» poursuit Jean-Luc Heimburger. L’autoroute A 35 dénombre quotidiennement quelque 180.000 véhicules. Pourtant, il faudrait une réduction de près de 40.000 d’entre eux par jour pour désengorger cet axe. Lors de la mise en service du GCO, les estimations misent sur quelque 25.000 véhicules empruntant cet axe. Reste encore plus de 10.000 à dissuader d’utiliser l’A35. En concertation avec les entreprises, La CCI a ainsi lancé et publié des réflexions pour proposer des solutions d’aménagement à destination des usagers de l’A 35. La requalification de cet axe fait l’objet d’une enveloppe de 20 millions d’euros dans le cadre du contrat de plan Etat-Région.

Un chantier à 553 millions d’euros


En parallèle de cette réflexion sur la requalification de l’A35, Marc Bouron, Président d’ARCOS, société concessionnaire de l’A355, a quant à lui présenté les enjeux et les retombées de ce chantier autoroutier. LE GCO, qui devrait être obligatoire pour les poids-lourds, sera constitué de 24 km de deux fois deux voies dont 22 km de section à péage et sera raccordé à l’A 4 et à l’A 352 par deux échangeurs. Le kilomètre reviendra à 13 centimes d'euros pour une voiture et à 40 centimes pour un poids-lourd. Si le montage financier est encore en cours d’élaboration, « les 553 millions d’euros d’investissement seront entièrement financés par le groupe Vinci et la mise en place de péages constitue ainsi la seule source de revenus » estime Marc Bouron. Outre les enjeux environnementaux et agricoles, la construction et l’exploitation de cette nouvelle autoroute rencontre des enjeux économiques pour l’Alsace. Ainsi, 1000 emplois directs et indirects seront créés pendant la phase des travaux et 80 lors de l’exploitation. La phase de conception et de construction engendrera 150 millions d’euros de contrats extérieurs et 60 % des dépenses le seront au profit du territoire alsacien. Enfin, la politique d’insertion professionnelle du groupe Vinci représentera 232.000 heures. En phase d’exploitation, 100 millions d’euros de prestation et de travaux seront quant à eux réalisés en externe.
Enfin, cette présentation a été l’occasion de réunir le monde des entreprises, dans son ensemble très favorable à ce projet bien que discret. Pierre Marx, président de la CGPME Alsace s’en est ainsi fait le porte-voix, en soulignant que « les PME constituent la majorité besogneuse et silencieuse. Pourtant, nous en avons assez de ces 10 millions d’heures perdues dans les embouteillages, nous attendons avec impatience le GCO ».

Etude : Repenser l’accessibilité de l’Eurométropole Strasbourg. Les entreprises apportent leur contribution au débat

Photo : Marc Bouron et Jean-Luc Heimburger. Crédit photo : Benoit Linder.

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