Bretagne

Finance

Crédit Mutuel : une première victoire pour Arkéa

Par Jean-Marc Le Droff, le 17 janvier 2018

Le divorce semble de plus en plus inévitable entre le groupe Crédit Mutuel Arkéa et la Confédération Nationale du Crédit Mutuel. La cour d’appel de Paris vient de confirmer l’impossibilité, pour cette dernière, de modifier ses statuts sans l’accord du Crédit Mutuel Arkéa.

Ronan Le Moal, directeur général du groupe Crédit mutuel Arkéa, et Jean-Pierre Denis, son président
Ronan Le Moal, directeur général du groupe Crédit mutuel Arkéa, et Jean-Pierre Denis, son président — Photo : Jean-Marc Le Droff

La cour d’appel de Paris a confirmé le 17 janvier l’impossibilité pour la Confédération Nationale du Crédit Mutuel (CNCM) de modifier ses statuts sans l’accord du groupe Crédit Mutuel Arkéa. Une victoire significative pour la banque bretonne, qui estime que cette décision « témoigne de l’irrégularité de l’ensemble de l’approche centralisatrice engagée unilatéralement par la CNCM, en méconnaissance de la loi et de l’opposition du Crédit Mutuel Arkéa ».

« La séparation est inéluctable »

Une décision qui vient aussi « confirmer que la séparation des deux groupes est désormais inéluctable », indique le groupe finistérien dans un communiqué. Le 17 janvier, Jean-Pierre Denis, son président, a proposé à son conseil d’administration de quitter la Confédération Nationale. Le 19, ce sont les deux autres fédérations du groupe Crédit Mutuel Arkéa (Sud-Ouest et Massif Central) qui devront se prononcer sur ce divorce. Le groupe bancaire devrait communiquer sur le résultat des votes vendredi en fin d'après-midi.

La lutte fratricide s'étend aussi au sein même des salariés : en réaction aux inquiétudes des représentants de l'intersyndicale qui, face aux risques que présenteraient une sécession, ont interpellé les administrateurs pour rester dans la confédération, des salariés du groupe ont mis en ligne une pétition de soutien au projet de divorce qui affichait 5 500 signatures. 

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