Côtes-d'Armor

Infrastructure

Les travaux publics des Côtes-d’Armor veulent peser sur les municipales

Par Julien Uguet, le 13 février 2020

Le syndicat patronal des travaux publics veut sensibiliser les candidats aux élections municipales sur le déficit d’investissement en infrastructures dans les Côtes-d’Armor. L’état des infrastructures routières, d'eau et assainissement et d'électricité́ se dégrade année après année selon les professionnels.

Jimmy Rio, représentant du SERCE 22; Christophe Geffroy, représentant de Routes de France-Bretagne 22; Nicolas Vaurdry, président TP 22; Claude Arribart, représentant du syndicat régional des TP et Stéphane Pelte, représentant du syndicat régional des TP.
Jimmy Rio, représentant du SERCE 22; Christophe Geffroy, représentant de Routes de France-Bretagne 22; Nicolas Vaurdry, président TP 22; Claude Arribart, représentant du syndicat régional des TP et Stéphane Pelte, représentant du syndicat régional des TP. — Photo : Julien Uguet / Le Journal des Entreprises

À trois semaines du premier tour des municipales, la fédération des travaux publics en Bretagne et en Côtes-d’Armor (524 entreprises au niveau régional, 90 au niveau départemental, 12 000 salariés et 990 jeunes en formation) tire la sonnette d’alarme. Selon la Cellule économique de Bretagne, observatoire régional de la filière construction, 30 % des stations d’épuration ont plus de 30 ans, qui est aussi l’âge moyen du réseau d’éclairage public. Quant aux infrastructures d’eau potable, il affiche une perte de 14 % due à sa vétusté.

Une dégradation du patrimoine

« Ce sont des enjeux de mandat sous-estimés au regard de la sécurité, de la santé, de la préservation de l’environnement et de la rentabilité économique, explique Nicolas Vaudry, président de la fédération 22. Les infrastructures contribuent à l’aménagement équilibré du territoire, à son attractivité et à sa compétitivité économique. Or, aujourd’hui, ce patrimoine se dégrade de manière plus ou moins visible et il est temps d’agir ! »

Un recul des investissements

Le recul des investissements sur tous les réseaux (mobilité, eau et assainissement, électricité, etc.) est pointé du doigt. Toujours selon l’étude de la filière, les dépenses s’élevaient à 682 millions d’euros de 2014 à 2018, contre 718,4 millions d’euros de 2008 à 2012. « Il ne faut pas que les candidats aux élections locales aient peur de parler de ces choses-là. Car ces travaux coûtent plus cher quand ils sont effectués dans l’urgence ou au coup par coup », appuie Nicolas Vaudry.

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