Commerce

Coccinelle déploie ses ailes dans les fleurs

Par Julien Uguet, le 23 janvier 2020

Ex-cadre pour des grandes marques de l’automobile à Paris, Karine Fichu s’est associée avec son mari Nicolas pour créer, depuis 2006, Coccinelle un réseau de magasins de compositions florales de proximité.

Avec cinq magasins dans le Trégor, l'enseigne Coccinelle a été fondée en 2006 par Karine et Nicolas Fichu.
Avec cinq magasins dans le Trégor, l'enseigne Coccinelle a été fondée en 2006 par Karine et Nicolas Fichu. — Photo : @DR

Sa carrière était toute tracée. Diplômée en commerce international, Karine Fichu évoluait dans le milieu de l’automobile en région parisienne. Son dernier poste : chef du département communication après-vente pour le groupe Volkswagen. En 2005, l’aventure parisienne s’arrête brusquement. Victime d’un car-jacking, elle décide de tout plaquer pour rejoindre sa Bretagne natale du côté de Minihy-Tréguier. « Ma mère tenait un magasin de fleurs à Tréguier. Je me suis dit qu’une reconversion professionnelle dans ce secteur pouvait être bénéfique personnellement et professionnellement. » Son mari, Nicolas, alors gestionnaire de patrimoine pour la banque Rotschild, l’accompagne dans cette nouvelle aventure. « J’ai repris une formation à Plabennec pour décrocher un CAP de fleuriste. Dans la foulée, on s’installait sur Pleubian pour créer le premier magasin indépendant sous enseigne Coccinelle. »

L’événementiel comme carte de visite

En 2007, Karine et Nicolas Fichu ouvrent un second point de vente Minihy-Tréguier, puis un troisième à Penvenan et un quatrième à Lézardrieux, transféré depuis à Pleudaniel. Le groupe père aujourd’hui 600 000 euros de chiffres d’affaires pour 10 salariés. « Nous avions envie de retrouver un rythme et on estimait que le modèle que nous développions était véritablement différenciant. » Tout en servant une clientèle de particuliers, Karine Fichu s’intéresse aux marches des professionnels. « Le fleurissement d’un stand sur un salon, d’un hôtel, d’une inauguration marque l’esprit des gens. Il y avait clairement un créneau à cultiver. » Elle profite de ses réseaux parisiens pour proposer ses services aux grandes marques de l’automobile. « Notre priorité reste le local mais la confiance accordée par Volkswagen, Skoda ou Audi, soit pour leur convention, soit pour le mondial de l’Auto, est une très bonne carte de visite pour développer ce marché de l’événementiel. »

Une victoire contre la maladie

Un nouveau coup du sort touche la jeune entrepreneuse en 2015. Touchée par un cancer, elle est obligée de lever le pied dans ses velléités d’expansion commerciale. « Je veux montrer toutes les personnes confrontées à cette maladie que la vie continue. » En 2019, elle décroche même le titre de maître artisan fleuriste décerné par la chambre de métiers et de l’artisanat. Elle doit notamment cette distinction à sa volonté de former des apprentis, une quinzaine au total depuis la création de Coccinelle.
Guérie, Karine Fichu reprend sa marche en avant en termes de développement commercial. « Notre taille nous permet aujourd’hui d’optimiser nos achats et de peser vis-à-vis des fournisseurs. Coccinelle va continuer à se développer car on se fixe aucune limite. » Dernier exemple en date : l’ouverture du cinquième point de vente à Lannion. « Pour la première fois, nous avons associé une salariée au capital à hauteur de 10 %, part évolutive en fonction des résultats, précise Nicolas Fichu. Ça nous parait un bon modèle pour impliquer nos collaborateurs. »

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