Lyon

Industrie

La stratégie industrielle du Grand Lyon se déploie

Par Pierre Lelièvre, le 28 janvier 2022

La stratégie de la métropole de Lyon en faveur d’une industrie plus vertueuse sur les plans social et environnemental se précise à travers deux outils, le fonds d’amorçage et un "manifeste pour une industrie qui s’engage".

Elus, industriels et partenaires du projet industriel lancé par la Métropole de Lyon lors de la présentation du fonds d’amorçage, du manifeste et de la fondation Ilyse le 28 janvier 2022.
Elus, industriels et partenaires du projet industriel lancé par la Métropole de Lyon lors de la présentation du fonds d’amorçage, du manifeste et de la fondation Ilyse le 28 janvier 2022. — Photo : Pierre Lelièvre

Lyon Métropole une "place forte de l’industrie" selon les mots de son président Bruno Bernard (EELV) qui entend la préserver. Néanmoins, cette industrie doit désormais "valoriser les projets sobres énergétiquement, respectueux des normes environnementales et sociales et s’engager pour l’emploi local". "C’est un enjeu de souveraineté et d’indépendance française", insistait l’élu vendredi 28 janvier lors de la présentation de son plan pour "le futur de l’industrie".

La colonne vertébrale s’incarne dans le "fonds d’amorçage industriel à impacts" pour financer les jeunes entreprises industrielles du territoire. Il franchit quarante millions d’euros de tour de table. "L’objectif est d’atteindre d’ici la fin de l’été quatre-vingts millions d’euros", souligne Émeline Baume, vice-présidente déléguée à l’économie de la Métropole de Lyon.

19 millions de financement public

Près de 19 millions d’euros de financement public apporté par les Métropole de Lyon (10,6 M€) et Saint-Etienne (3,1 M€) - en deçà des sommes annoncées en septembre - et par la banque des territoires (5,2 M€), auxquels s’agrègent de nouveaux partenaires privés. Selon nos informations, GRDF et Plastic Omnium engageraient chacun cinq millions d’euros tandis que le groupe SEB miserait deux millions d’euros. IFP Énergies Nouvelles, acteur de la recherche dans le domaine de l’énergie, et la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes sont également de la partie, tout comme la CCI Lyon Métropole, Groupama, et le Crédit Agricole Haute-Loire.

Les premiers projets accompagnés seront dévoilés d’ici l’été 2022. Pour être soutenues financièrement, les entreprises devront répondre à des critères environnementaux et sociaux, comme la prise en compte du CO2, la question des salaires mais également celle de l’impact des projets sur le territoire ou encore leur éco-circularité.

Demeter, le fonds d’investissement dédié à la transition énergétique aura la gestion du fonds pour des tickets compris entre un et deux millions d’euros avec des réinvestissements possibles. "Une demi-douzaine de projets devraient être soutenus financièrement par le fonds chaque année", note Stéphane Villecroze, Managing Partners de Demeter.

112 signataires du Manifeste

En sus de ce dispositif de financement, la Métropole de Lyon a souhaité que les industriels du territoire s’impliquent pour l’environnement à travers le "Manifeste pour une industrie qui s’engage et se transforme pour l’environnement". Après la vingtaine de signataires dévoilés lors du salon Global Industrie en septembre 2021, le cap des 100 a été franchi. Au total, 112 acteurs industriels s’engagent à promouvoir une industrie plus vertueuse pour l’environnement et l’emploi. Parmi eux figurent l’aménageur de containers maritimes basé à Meyzieu, Capsa Container, le spécialiste de l’hygiène professionnelle Orapi, le leader du réemploi des équipements IT pour les professionnels Codeo ou encore AB Fonderie Aluminium spécialisé dans le moulage de pièces en aluminium et alliages. Au total, les signataires représentent 44 000 emplois industriels dont 39 000 sont situés sur le territoire métropolitain, soit 52 % des emplois industriels.

Enfin, le premier appel à projets de la Fondation Ilyse dédiée à la reconnexion industrielle est lancé. "L’idée est de reconnecter l’industrie à nos jeunes en développant des passerelles et des échanges entre les entreprises et l’éducation nationale", affirme Émeline Baume. Doté de 2 millions d’euros de budget, ce premier appel à projets est financé à hauteur de 400 000 euros.

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