Lyon

Technologies

La brosse à dents Y-Brush aiguise sa montée en cadence

Par Pierre Lelièvre, le 24 mars 2021

Fondée fin 2017 sous le nom Fasteesh par Benjamin Cohen et Christophe Cadot, la société Y-Brush qui a mis au point une brosse à dents innovante est à flux tendu depuis le lancement de commercialisation en 2019. Le patron prévoit de multiplier ses cadences par près de 10 cette année.

Y-Brush compte écouler 50 000 unités de sa brosse à dents en 2021.
Y-Brush compte écouler 50 000 unités de sa brosse à dents en 2021. — Photo : DR

En l’espace de trois ans, Benjamin Cohen et Christophe Cadot, fondateurs de la société Y-Brush (21 salariés), ont vu leur activité décoller. D’abord, dès 2019, au moment de la précommercialisation de cette brosse à dents novatrice tant dans son format - en forme de Y pour épouser l’ensemble de la dentition - que dans sa durée d’utilisation (10 à 20 secondes). "Nous avons très vite été victimes de notre succès. Depuis juillet 2018, nous avons vendu 20 000 unités de notre brosse à dents", avance Benjamin Cohen.

Puis, l’accélération s’est poursuivie en fin d’année dernière. "Nous sommes désormais à flux tendu sur la production mais nous parvenons à éviter les ruptures de stocks", précise-t-il. En 2020, la croissance du chiffre d’affaires - non communiqué - a bondi de 10 % chaque mois. Sur les douze prochains mois, la société basée à Lyon espère multiplier sa production par près de dix.

Lever plusieurs millions d’euros

Avec une brosse à dents pour l’essentiel fabriquée et assemblée dans leurs petits locaux de 300 m² à Lyon, Y-Brush songe à déménager. "Pour cette année, nous visons les 50 000 unités commercialisées et nous sommes déjà à l’étroit", avoue Benjamin Cohen, à la tête de 21 salariés dont 9 sont dédiés à la production et à la logistique. Le patron lorgne donc de nouveaux locaux d’ici la fin de l’année six à sept fois plus grands.

Pour cela, Y-Brush est en discussion pour lever des fonds - "plusieurs millions d’euros" - d’ici l’été. "Nous allons devoir renforcer nos équipes en production et logistique mais aussi des personnes en communication et des ingénieurs. Et ce déménagement nous permettra d’augmenter nos capacités de production tout en orientant nos lignes sur des outils robotisés", souligne-t-il. Aujourd’hui, l’essentiel des pièces entrant dans la composition de la brosse à dents provient de France sauf pour l’électronique qui vient d’Asie. L’assemblage est internalisé et réalisé dans des établissements de travail adaptés.

Nouveaux canaux de distribution

Avec 80 % de l’activité réalisée auprès des particuliers, Y-Brush adresse aussi les Ehpad et les centres médico-sociaux. "En BtoB, nous sommes davantage sur un modèle de location", note le dirigeant.

Reste que ce succès auprès des particuliers doit être conforté par une diversification des canaux de distribution alors que les brosses à dents sont pour l’essentiel vendues en ligne. "Nous devrions être distribués en fin d’année auprès des grandes surfaces spécialisées ou de la grande distribution", avance Benjamin Cohen, qui teste ses produits dans quelques pharmacies.

"Nous sommes démarchés par beaucoup de distributeurs", savoure-t-il. En attendant, les équipes Y-Brush complètent la gamme de produits alors que les ingénieurs planchent sur une version 2 du produit pour l’an prochain :"On a développé de petits accessoires comme l’adaptateur de dentifrice pour bien le répartir sur la brosse ou une boîte de transport".

Y-Brush compte écouler 50 000 unités de sa brosse à dents en 2021.
Y-Brush compte écouler 50 000 unités de sa brosse à dents en 2021. — Photo : DR

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