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Weview sonde la qualité de vie au travail
Vendée # Ressources humaines

Weview sonde la qualité de vie au travail

La start-up vendéenne Weview propose une solution innovante de mesure de la qualité de vie au travail. Elle s'apprête à lever des fonds pour se développer.

Weview a été créée en mai 2016 par Alexandre Loisy. Ce dirigeant avait auparavant fondé RH Médiation, une entreprise de conseil et d'accompagnement pour tout ce qui relève de la qualité de vie au travail, de la prévention des risques psychosociaux, des troubles musculo-squelettiques. L'entreprise compte aujourd'hui trois personnes, elle est en avance sur son résultat prévisionnel fixé à 130 000 euros d'ici mai 2017. Elle s'est fixé l'objectif d'atteindre un million d'euros de chiffre d'affaires dans les quatre ans. Elle a déjà pour client EDF, 3M, la Caisse d'Epargne ou encore Toyota.

Signaux faibles

Weview est un outil web qui sert aux dirigeants à suivre l'évolution de la qualité de vie au travail au sein de l'entreprise. « C'est un outil de détection des signaux faibles », explique Alexandre Loisy. Sur une plateforme sécurisée, les employés répondent une fois par mois à un questionnaire en moins d'une minute. Au bout de trois mois, l'entreprise aidée d'un groupe d'expert : médecin généraliste, masseur kinésithérapeute, ergonome, directeur des ressources humaines et médiateur du travail délivre des préconisations au dirigeant.

Maîtrise des budgets AT/MP

« Notre outil permet d'analyser la situation de l'entreprise globalement, d'un site voire même d'une équipe », explique le dirigeant. Pour autant, il ne s'agit pas d'un outil de délation, les données sont anonymisées et surtout en dessous de cinq membres dans une équipe, elle fusionne volontairement les résultats. Les enquêtes et les préconisations ainsi réalisées sont « un outil de maîtrise des budgets et des taux AT/MP (accident du travail/maladie professionnelles) qui peuvent représenter jusqu'à 500 000 à 700 000 euros par an ! »

Levée de fonds

Le développement de Weview passe notamment par une application mobile gratuite destinée aux particuliers pour le l'analyse et des conseils et qui doit servir « à récolter de la data sur la santé au travail ». Pour y parvenir, celle-ci envisage de lever au moins 250 000 euros d'ici la fin du premier trimestre 2017. « Nous sommes en phase de recrutement d'un community manager, mais nous allons avoir besoin d'être au moins cinq ou dix de plus entre nos besoins de développeurs et de commerciaux. 250 000 euros c'est un minimum. Nous regardons aussi les solutions offertes par le crowdfunding », précise Alexandre Loisy. Le dirigeant a déjà des touches au Canada avec la ville de Drummondville qui est très intéressée par le projet.

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