«Notre seuil de rentabilité était avant la crise de 29,5millions de ballasts annuels. Nous devons le descendre aujourd'hui à 17,5millions.», explique Claude Francequin, le directeur de Vossloh Schwabe France. Alors que les capacités de production de l'usine s'élèvent à 36millions de ballasts par an, le site n'en produit plus que 16millions. «Il faut donc réduire les coûts», poursuit le directeur. Un plan social de 66 personnes a été mis en place, avec des mesures d'accompagnement et de reclassement. Le site colmarien emploie 147 salariés. La société savait que son activité était condamnée à terme: une directive européenne EUP vise à limiter la consommation d'énergie en remplaçant les ballasts magnétiques par des ballasts électroniques ou des Led. «On connaissait cette situation, le personnel la connaissait aussi. Mais je pensais quand même tenir jusqu'en 2015», confie Claude Francequin. C'était sans compter sur la crise financière qui a touché les marchés porteurs de l'entreprise: Russie, Europe de l'Est et Moyen-Orient. En septembre2008, Vossloh Schwabe a vu ses commandes chuter de 50%. Elle a enregistré 2,8millions de pertes en 2008 et cette année, les pertes se chiffrent également en millions d'euros. L'objectif à court terme pour le dirigeant est de maintenir à flot l'entreprise pour arriver jusqu'en 2010. Outre le plan social, il a pris des mesures pour relancer les ventes afin d'atteindre les 17,5millions d'euros du seuil de rentabilité. À long terme, Vossloh Schwabe doit retrouver des clients qui auront encore besoin de ballasts. «Mais fournir l'Afrique depuis la France, ce n'est pas évident», prévient Claude Francequin.
CA 2008: 45M€ Effectif: 147 salariés Contact: 03.89.20.12.12
À Colmar, le fabricant de ballast pour tubes fluorescents est précipité dans la tourmente plus vite que prévu en raison de la crise économique.