VOC : La solidarité des entreprises mise à l'épreuve
# Conjoncture

VOC : La solidarité des entreprises mise à l'épreuve

SPONSORING La fidélité des entreprises au VOC est mise à rude épreuve. Banni en troisième division, le club affiche son nouveau leitmotiv : remonter rapidement.

Sortir de la mauvaise passe. Tel est l'objectif des dirigeants du Vannes Olympic Club (VOC), relégué de la ligue 2 à la troisième division. Malgré une victoire flamboyante contre LeMans, le retard pris le reste de la saison a condamné le club vannetais à la déchéance. Aujourd'hui, il ne reste plus au club qu'à reconstruire et à tenter de préserver de fragiles équilibres économiques.




De 8,5 à 3,5millions d'euros

«Nous allons rebâtir un projet sur deux ans et, si l'on peut, remonter dès cette année en ligue 2», souligne le président du club Michel Jestin. D'ici là, le club doit composer avec des ressources financières en berne, avec un budget passé de 8,5millions d'euros à 3,5millions d'euros. Les salaires des joueurs sont les premiers à pâtir de ces restrictions puisque la masse salariale occupe 65% du budget du club. Autre effet secondaire de cette rétrogradation: la fonte des droits audiovisuels. Au lieu de 4,3millions d'euros, le Vannes OC ne devrait plus percevoir que 700.000euros. La saison suivante, si le club reste en national, cette somme sera même divisée par deux. Côté sponsoring, 2,35millions d'euros étaient générés en ligue 2 grâce à un petit peu moins de 230 partenaires. C'est là une satisfaction pour Michel Jestin: après que le club a un peu baissé ses tarifs, la plupart des entreprises ont suivi, à l'exception d'une dizaine: «Mais nous faisons quasiment jeu nul puisque nous en avons récupéré huit autres. Adidas et Breizh Cola nous ont suivis avec les mêmes montants.»




«Ils doivent remonter vite»

Stéphane Kerdodé, dirigeant de Breizh Cola remarque néanmoins qu'«une entreprise de notre taille ne pourra pas éternellement accompagner dans ces proportions un club en national. Ils doivent remonter rapidement.» Breizh Cola vient d'ailleurs de donner une nouvelle dimension à son partenariat avec le Rugby Club Vannetais, dont il est également partenaire depuis trois ans. «Soutenir le VOC nous apporte beaucoup en termes de relationnel», remarque le comptable Hubert Henry, président d'Ouest Conseils Audit. «Nous contribuons à hauteur de 15.000euros par an.» Pour ce qui est du VOC, son directeur commercial Thierry Gabillet souligne «la qualité du tissu d'interconnexions qui existe aujourd'hui.» Le club veut donc ne rien changer à la qualité de ses prestations: loges, traiteur, hôtesses, envoi de SMS et de feuilles de matchs...





Nicolas Mollé

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