« Vexim poursuit son développement en Allemagne. » « Vexim s'implante en Italie. » « Vexim reçoit le prix NYSE Alternext 2012. » « Vexim ouvre une nouvelle filiale en Espagne. » Ces derniers mois, les communiqués concernant la société balmanaise spécialisée dans la microchirurgie innovante du dos ont fleuri dans les boîtes mail. En message de fond : la société de quarante salariés a misé sur sa cotation en bourse et sa levée de fonds (11 millions d'euros en 2012) pour développer son activité sur le marché européen. Ainsi l'an dernier, le chiffre d'affaires est passé de 1,2 à 2,7 millions d'euros, les ventes à l'international représentant 62 % de l'activité, soit 1,7 million d'euros. « Un résultat boosté par la création de nos deux filiales en Allemagne et Italie, en mars et juin derniers », souligne Vincent Gardès, directeur général de Vexim. Aujourd'hui, dix-huit mois après avoir débuté en France la commercialisation du SpineJack - son implant métallique en alliage de titane permettant grâce à une chirurgie percutanée de redonner à la vertèbre sa hauteur initiale -, et moins d'un an après la création de ses deux filiales, Vexim s'attaque au marché espagnol. « Notre objectif est à chaque fois le même : être présent en direct afin de promouvoir activement notre solution auprès des hôpitaux, cliniques, chirurgiens et radiologues, souligne Vincent Gardès. Une force commerciale de cinq personnes maximum suffit dans chaque pays, contrairement au secteur pharmaceutique où les visiteurs médicaux se comptent par centaines, car dans notre domaine les chirurgiens spécialisés dans la microchirurgie du dos ne sont présents que dans quelques cliniques bien identifiées. Autre avantage de la commercialisation en direct : cela nous permet de maîtriser notre force commerciale, de la former à notre produit. »
L'Angleterre en ligne de mire
Poursuivant son objectif de leadership européen de la microchirurgie du dos, Vexim a d'ores et déjà des vues sur l'Angleterre. Une filiale devrait y être implantée dès le premier semestre 2013. « Nous comptons capter 10 % des parts de marché en Europe d'ici à fin 2014 », annonce le directeur général avant d'ajouter : « Nous avons déjà atteint ce chiffre en France puisqu'avec une cinquantaine d'utilisateurs sur le territoire, nous détenons entre 10 et 15 % du marché national. Il faut en moyenne compter deux ans pour qu'une filiale soit naturellement rentable et commence à générer des bénéfices. » Quant à la question de la commercialisation du SpineJack hors des frontières européennes : « Il faut travailler avec des partenaires et des distributeurs car une bonne connaissance des différents marchés est nécessaire. » Déjà présent en Argentine et en Turquie, Vexim entend distribuer son implant en Amérique latine et en Asie (notamment à Taïwan, Hong-Kong et Singapour puis en Inde et en Chine). L'Amérique du Nord est envisagée sous un horizon de quatre à cinq ans. « Au total, le marché mondial est estimé à un milliard d'euros », précise Vincent Gardès.
Un marché portépar la démographie
« Autrefois pour soigner les fractures vertébrales par compression, douloureuses et invalidantes, la seule solution proposée était une lourde intervention et le corset. Le problème est que cela induisait notamment une diminution de la masse musculaire. Cette perte de mobilité avait forcément des conséquences néfastes pour les personnes âgées. Cela pouvait être accepté il y a quelques années mais aujourd'hui les conditions de vie ont changé. Les septuagénaires veulent rester dynamiques. On dit du mal de dos que c'est le mal du siècle. Il est donc nécessaire de le traiter avec des techniques moins invasives », détaille le directeur général. La méthode pour l'instant la plus employée dans le monde est la kyphoplastie (procédé chirurgical permettant grâce à un ballonnet gonflé dans le corps vertébral de créer une cavité et de faire remonter la vertèbre tassée). « L'avantage de l'implant SpineJack que nous avons développé est qu'après l'intervention qui est non-invasive les suites opératoires sont légères et l'élimination de la douleur est immédiate pour la patient », précise Vincent Gardès qui entend élargir son offre de nouveaux produits. « Notre objectif est de lancer un ou deux produits par an sur les trois années à venir. Certains seront complémentaires de la gamme SpineJack surlaquelle nous continuons de travailler. » Un produit devrait sortir en 2013 mais pour l'instant le secret reste bien gardé.
Vexim
(Balma)
Dg : Vincent Gardès 40 salariés CA 2012 : 2,7 M€ 05 61 48 86 63 www.vexim.com