Venturi : Produire 5.000 véhicules par an
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Venturi : Produire 5.000 véhicules par an

L'entrepreneur monégasque Gildo Pastor a inauguré le 17septembre, en présence du Premier ministre François Fillon, la Manufacture de véhicules électriques Venturi (MVE). Huit véhicules sortiront quotidiennement de la chaîne de production d'ici à la fin de l'année. Cédric Menuet

C'est une usine propre, entièrement alimentée en énergies renouvelables, que François Fillon a découvert sur la zone de la Fouquerie à Solesmes. Sur 6.000m², les anciens locaux de Métalform accueillent désormais les chaînes d'assemblage des véhicules électriques Venturi. 25 salariés, le site en comptera 35 à la fin de l'année, assurent à ce jour le montage d'une chaîne de traction électrique compacte à la place du traditionnel moteur thermique sur des Citroën Berlingo. Un système conçu par Venturi, installé dans 250 véhicules destinés à équiper La Poste dans une quinzaine de grandes villes françaises courant octobre. 1.250 autres suivront, destinés à la commercialisation par le réseau PSA aux flottes d'entreprise et à l'export.




Un site multi-marques

«En plus des véhicules pour PSA, nous assemblerons à Solesmes des motos électriques Voxan et dès septembre2011 nous ferons entrer en production l'Eclectic, un véhicule autonome, produisant et stockant lui-même son énergie», ambitionne Gildo Pastor, P-dg de Venturi. À terme, c'est donc 5.000 véhicules propres, dont 3.000 Eclectic, qui sortiraient chaque année de l'usine sarthoise. Quid alors d'une installation sur la zone Ouest Park, comme prévu à l'origine du projet? «5.000 véhicules, c'est la cadence maximale de production de ce site, précise Clément Dorance, responsable marketing de l'entreprise. Il nous reste donc de la place à exploiter avant d'envisager un déménagement. De plus, étant sur un marché naissant, il nous est encore difficile d'envisager l'évolution des ventes».




Mobilité durable

Rappelant les origines ligériennes de Venturi, le premier ministre a réaffirmé le poids industriel du bassin sabolien avec ses entreprises de mécanique et de plasturgie, à même d'assurer l'industrialisation de grandes séries. «Il est encore trop tôt pour parler de la constitution d'un cluster de la mobilité durable, mais avec un objectif de 20% de véhicules propres dans le parc automobile en 2020, notre industrie automobile doit innover et se rapprocher de ses partenaires européens. C'est à ce prix qu'elle conservera son rang». Car même si les enjeux de la mobilité durable passent par le développement des transports en commun dans les années à venir, il est fort probable que la société ne remettra jamais en cause le droit au déplacement individuel. Alors que le grand public s'interroge sur la viabilité des véhicules propres, les industriels ont tout intérêt à travailler sur une harmonisation européenne des normes techniques de ces transports de demain.

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