Vendée : Vertal veut relever le défi de l'exportation
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Vendée : Vertal veut relever le défi de l'exportation

AGRICULTURE Il élabore des biostimulants pour améliorer les performances des sols et des animaux. Vertal connaît une croissance à deux chiffres et lorgne l'export.

Employant 28 salariés (contre 6 en 2011), Vertal clôture l'année avec un résultat net en croissance de 3 à 4 % et un chiffre d'affaires de cinq millions d'euros. Il espère d'ailleurs atteindre une dizaine de millions d'euros d'ici 2020. « Depuis quatre ans, nous enregistrons une croissance annuelle de 15 %, indique Patrick Neau, le P-dg de Vertal. Nous pourrions faire le double, voire le quadruple si on avait les hommes. Mais notre croissance est limitée aux compétences que l'on trouve car nous sommes dans un modèle d'approche agricole qui n'est pas enseigné aujourd'hui ».

Depuis cinq ans, ce fils d'agriculteur accorde donc une place privilégiée à la formation de ses collaborateurs et investit, à ce titre, un budget annuel de 200.000 euros. Structuré en trois entités (Droserva pour la R & D, Vertalyse pour la vente et Diag'Vital pour les services), le groupe élabore et distribue des produits naturels pour nourrir les sols et les animaux. Mais aussi pour purifier et vitaliser l'eau afin de prévenir les maladies animales, notamment.

Exit les engrais chimiques. Toute une gamme qui a pour objectif de répondre à « une approche globale du système d'exploitation » : eau, sol, végétaux, animaux, effluents.



Un marché prometteur
Car Vertal, c'est un groupe à l'avant-garde qui, depuis 2000, accompagne les exploitants agricoles (1.000 clients récurrents) vers une agriculture plus respectueuse de l'environnement, plus autonome et plus rentable. Son histoire, c'est celle d'un entrepreneur qui, au coeur du bocage vendéen, s'est lancé sur un secteur de niche estimé à 500 millions d'euros en France. « Seul 0,5 à 1,5 % du marché est aujourd'hui couvert », estime celui-ci.



1,8 M€ d'investissement R & D
À partir de 2016, la PME installée à La Rabatelière va renforcer son équipe scientifique et investir 1,8 million d'euros dans un programme de R & D dans les cinq prochaines années. Notamment pour élaborer de nouvelles recettes, acquérir d'autres technologies, perfectionner son outil de production... Mais elle a aussi l'intention de se tourner vers l'international.



Prochaine étape : l'export
« Jusqu'à maintenant, je freinais des deux pieds car c'était prématuré. Mais nous avons à présent notre place à l'export », estime Patrick Neau. Canada, Brésil, Roumanie, Madagascar, Japon... Les appels du pied se multiplient. « On va répondre !», s'exclame le P-dg avec l'idée d'atteindre très rapidement un chiffre d'affaires « représentatif ».

Reste à trouver le modèle économique. « Une décision sera prise début janvier ». Vertal n'exclut pas non plus de participer pour la première fois à EuroTier en Allemagne, le salon phare de la production animale. La prochaine édition a lieu en novembre 2016. Peut-être le point de départ d'une conquête internationale.

GROUPE VERTAL (La Rabatelière)
Dirigeant : Patrick Neau
28 salariés
5 millions d'euros de CA
02 51 42 62 55 ; www.vertal.fr

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