Sur son portable, Julien Dupont reçoit un petit message : 7.212 pas enregistrés hier, pas mal pour un lundi ! Chef de mission en expertise-comptable pour le Groupe Y, il fait partie des 50 salariés du cabinet à tester une montre connectée qui lui indique ses performances physiques.
Noter les calories brûlées, son rythme cardiaque etc.
De la taille d'un pouce, l'objet (99 euros à l'achat) calcule le nombre de pas effectués quotidiennement, les calories brûlées, le rythme cardiaque, le niveau d'oxygénation du sang. Il précise même les cycles de sommeil. Cette nuit, sur environ 7 heures de sommeil, le salarié yonnais a dormi 2 h 40 en sommeil profond. Ces données, il peut aussi les consulter sur tablette et sur smartphone.
Au sein du groupe Y, depuis la rentrée, dix équipes de volontaires réparties sur neuf sites essaient d'améliorer leur niveau d'activité physique grâce à cette montre. Les données individuelles restent anonymes, seuls les chiffres globaux sont collectés, puis convertis en moyennes.
« On se fixe l'objectif d'atteindre 10.000 pas par jour et par personne, soit le minimum préconisé par l'organisation mondiale de la santé pour être en forme, éviter les maladies cardiovasculaires, etc. », annonce Emmanuel Boquien, l'un des associés au sein du groupe Y.
Des résultats surprenants
Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ce n'est pas gagné d'avance . « Au départ, c'était plutôt un jeu pour amener les salariés à faire attention à leur santé, sachant qu'on fait un métier sédentaire, raconte Emmanuel Boquien. Avec une moyenne d'âge de 39 ans, on s'attendait à relever le défi assez facilement, on a été surpris... » Ainsi, la deuxième semaine de septembre, sur les trois meilleures équipes du classement santé, seule la première avait atteint une moyenne de 10.000 pas par personne.
Même pour Julien, 33 ans, qui joue au football chaque dimanche, la tâche n'est pas si simple : « Sur une journée au bureau, sans déplacement à l'extérieur, je ne marche qu'environ 5.000 pas. On comprend encore plus l'importance de faire du sport», confie-t-il.
Alors que le défi doit s'achever fin octobre, certains comportements commencent à changer. « Des collègues ont décidé de se rendre à pied à la cafétéria le midi », note Julien. En attendant le bilan de l'opération, la prise de conscience a débuté.