Vendée : Giffaud croque les saucissons secs de l'Angevin Fransal
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Vendée : Giffaud croque les saucissons secs de l'Angevin Fransal

AGROALIMENTAIRE Un charcutier en reprend un autre. Giffaud a fait l'acquisition du fabricant de saucissons secs Fransal, basé en Anjou.

Une entreprise familiale spécialisée à 100 % en viande de porc en rachète une autre. Niché au sud de l'Anjou, à Montreuil-Bellay, le fabricant de saucissons secs Fransal (22 salariés) rentre dans le giron du Vendéen Giffaud. Implanté aux Epesses, à Tours et Angers, ce dernier opère dans le domaine de la découpe, la fabrication et distribution de produits élaborés.

Son large catalogue s'étend du porc frais aux rillettes, rôtis, saucisses, etc., jusqu'au kit choucroute et à la mini potée. L'entreprise indique réaliser 50 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Également à la tête d'une charcuterie au Landreau en Loire-Atlantique, le couple propriétaire de Fransal, Roger et Nathalie Bodet, a préféré se concentrer sur cette dernière activité. « Les deux entreprises ont quasi doublé de taille. Il devenait difficile de tout gérer de front. Sachant aussi qu'elles restent distantes d'une heure et demie de route », explique Nathalie Bodet.

Fransal arrivait également à un palier. « On manquait de compétences dans notre réseau, notamment de cadres pour passer à l'étape d'après et se professionnaliser davantage. Il fallait notamment ajouter des postes en marketing, en communication... », ajoute la Ligérienne.

Le choix du repreneur repose autant sur la volonté de pérenniser l'emploi que sur une stratégie de marché. « Comme nous, Giffaud est une entreprise familiale solidement ancrée sur son territoire, avec trois frères et sœurs qui fonctionnent en bonne intelligence, 100 % centrée sur l'Ouest, 100 % porc, qui connaît la matière première sur le bout des doigts », précise-t-elle.



Fransal en croissance
Entreprise en bonne santé financière, Fransal avait été rachetée par Roger Bodet en 2007, suite à la liquidation du Breton Ducatel. « Fransal a pu repartir pour passer de 12 à 22 salariés et de 2 millions à 5 millions d'euros de chiffre d'affaires aujourd'hui grâce à un travail d'équipe », rembobine son épouse.

À l'époque, la PME livre des saucissons secs plutôt d'entrée de gamme pour les grossistes et détaillants, ainsi que de grandes pièces à découper pour les collectivités. « On s'est reprositionné en élargissant la gamme, avec des labels et certifications Porc Français, Porc de l'Ouest ou encore Porc Bio, détaille Nathalie Bodet. Ce dernier produit fait partie de notre top 5 aujourd'hui. C'est la qualité et la montée en gamme qui a tiré notre croissance. »




Saucisson au camembert
La Ligérienne souligne l'importance de l'équipe expérimentée qui a réalisé un gros travail de sélection afin d'éviter les problèmes de non-confirmité, et qui a dû soigner l'esthétique du produit. Enfin, les recettes ont aussi évolué, avec l'arrivée de nouvelles saveurs, ajoutées à de nouveaux calibres, avec notamment des saucissons au format « petit crayon » pour le snacking.

Roger Bodet inventera même un K'menSec, « un saucisson sans ajout de gras et sans boyau, ce qui réduit le taux de sel, avec en plus du camembert dedans afin d'ajouter un apport en produit laitier et calcium ». Le tout présenté dans une boîte à fromage.

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