«Nous sommes face à une affluence inquiétante de projets commerciaux périphériques dans le département.» Chargé d'introduire la conférence sur l'urbanisme commercial lors du dernier Forum du commerce azuréen, Louis Baume, vice-président de la CCI NCA, ne cache pas son agacement. Malgré un léger reflux des intentions d'implantation par rapport à 2009, on note «encore 400.000m² de projets à l'étude» à l'horizon 2015. Si le fameux Family Village est définitivement rejeté, il laisse la place à d'autres projets sur le Scot (Schéma de cohérence territoriale) Ouest. Sur le Scot de la Casa, le projet annoncé des Closonnes (200.000m² shon, dont 40.000 à 45.000m² de surface de vente) reste, lui, d'actualité. Idem pour celui de Cagnes-Saint-Jean, certainement le projet le plus proche d'aboutir, qui prévoit un espace commercial d'une taille équivalente à Cap 3.000... La liste est encore longue. En tout, ce seraient 40% de surfaces commerciales à ajouter au 1,4million de m² déjà existants, dans un département où ces mêmes m² sont si rares.
Loi Ollier, un espoir?
«Loin de tout rejeter en bloc, nous souhaitons que cette question soit inscrite dans les règles d'urbanisme au sens large. Nous devons définir collectivement où l'on peut accepter du commerce de périphérie, dans quelle condition et faire en sorte qu'il y ait une mixité d'activités, du logement, des services publics, des infrastructures de transport qui préexistent plutôt que de devoir les insérer par la suite. Bref, avoir une politique volontariste et non pas une politique purement libérale» indique-t-on à la CCI. Du coup, la loi Ollier, qui devrait passer au Sénat en janvier, canalise beaucoup d'espoir. L'actuelle commission départementale d'aménagement commercial, tant décriée, serait supprimée et ses prérogatives intégrées au Scot. Seul hic: il y a dans les Alpes-Maritimes cinq Scot. Pour la CCI, «c'est quatre de trop!»