Plus de 70 associations de commerçants existent rien que sur le territoire relevant de la circonscription de la CCI de Rennes Bretagne! Pour leur permettre d'échanger sur leurs expériences et de se rencontrer, la chambre consulaire organise le lundi 15octobre son premier Forum des associations de commerçants.* Une première qui vise principalement à permettre aux présidents de ces unions commerciales de mieux se structurer pour plus d'efficacité dans la conduite de leurs animations et projets. «Une association commerciale a trois objectifs, énumère Olivier Blouin, intervenant au Forum et animateur des unions commerciales du département de la Vendée (à la CCI de Vendée). Le premier est de défendre et développer les intérêts de chacun auprès des élus, en étant force de proposition, ce qui est indispensable pour l'économie de la commune. Le deuxième est de dynamiser un quartier et une activité en communiquant ensemble sur des animations. Enfin, l'association de commerçants permet une ouverture extérieure sur de l'information, de la formation, etc.»
Mettre à jour ses statuts
Pour parvenir à cette réussite, pas forcément gagnée d'avance, la première chose est de structurer son association. «Cela passe en premier lieu par la mise à jour des statuts, considère Olivier Blouin. Il faut tout cadrer pour être crédible auprès des partenaires et des adhérents.» Presque une évidence, qui n'est pourtant pas mise en place partout!
Cadrer pour ne pas perdre de temps
Cela signifie structurer les tâches de chaque personne (président, trésorier, secrétaire), mais aussi cadrer les appels à cotisation, rédiger une charte de bonne conduite de l'adhérent, travailler la plaquette de présentation de son association... Chaque réunion doit aussi être préparée, pour rendre dynamique le groupe. «Les commerçants n'ont pas de temps à perdre. Il faut donc organiser des réunions d'1h30 où on règle une question précise, plutôt qu'une soirée de 4h où on n'aura rien fait», conseille Olivier Blouin, pour qui le secrétaire de l'association doit réaliser un très gros travail administratif.
Un pilote dans l'avion!
«Quand on monte une action, c'est la même chose: il faut faire un prévisionnel, en détaillant bien toute l'action ou l'animation. C'est encore plus utile en temps de crise, surtout si on veut obtenir des soutiens financiers. Plus on sera cadré, plus les partenaires diront oui!». Un travail difficile à mettre en oeuvre d'autant que toute association repose essentiellement sur du bénévolat. «Quand deux-trois personnes sont motivées, tout le monde suit. Il faut un pilote, sinon ça part en "live"», constate Olivier Blouin.
À noter
Le 15/10, de 9h30 à 12h30, avenue de la Préfecture, à Rennes. 02 99 33 66 66