Spécialiste de l'outillage et de l'équipement en machines spéciales, l'entreprise stéphanoise Unimeca vient d'être placée en redressement judiciaire. 8 des 21 salariés vont être licenciés. «L'activité de l'entreprise s'est érodée depuis septembre et s'est fortement dégradée en décembre. Notre activité historique d'outillage et de machines spéciales connait une baisse de 60%. Le rachat, à l'automne dernier, d'un fonds de commerce de mécanique générale n'a pas, dans le contexte actuel, porté les effets commerciaux escomptés», explique Vincent Le Guern.
Changement d'orientation
Le dirigeant ne se laisse néanmoins pas abattre. «Depuis que j'ai repris Unimeca en 2006, nous ajoutons progressivement le métier d'usineur à celui d'outilleur», explique-t-il, convaincu que cette mutation contribuera à l'avenir de l'entreprise. «Et puis, l'entreprise dépend encore, à 50%, du marché de l'automobile. Nous devons aller vers des secteurs moins cycliques, moins touchés par les crises». Vincent Le Guern évoque notamment les marchés de l'énergie, de l'agroalimentaire, du ferroviaire... Pour entrer sur ces marchés, Unimeca va devoir jouer la carte de la qualité. L'entreprise stéphanoise s'est ainsi engagée en 2008 dans une démarche de certification qui devrait aboutir à la fin de l'année. «Nous allons mettre tout en oeuvre pour garder la tête hors de l'eau, face à la crise, afin de rebondir sur un nouveau projet d'entreprise».
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L'entreprise stéphanoise a été placée, il y a quelques jours, en redressement judiciaire. Son dirigeant, Vincent Le Guern, essaie de maintenir Unimeca à flots en se positionnant sur de nouveaux marchés.