Une mobilité douce mais déloyale

Une mobilité douce mais déloyale

Depuis quelques semaines, le centre-ville de Saint-Brieuc a vu débouler dans ses rues des triporteurs électriques, ces vélos cargos dérivés de la bicyclette qui permettent de transporter des charges lourdes. Surfant sur la vague de la mobilité douce, ces moyens de locomotion, vieux de plus de 100 ans, ont permis à quelques amoureux de la bicyclette de concilier passion et activité professionnelle. Séduisantes, ces initiatives se positionnent toutefois, dans certains cas, comme une véritable concurrence déloyale vis-à-vis du commerce traditionnel. En effet, si le bricoleur à vélo ou le coursier s'inscrivent dans une niche commerciale peu ou mal exploitée, on peut se poser la question de la valeur ajoutée offerte par le cafetier à vélo, le dernier né de la bande. Imaginé comme un outil d'animation du coeur de ville, ce vendeur folklorique de café empiète clairement sur le business des commerçants sédentaires... avec des charges, des coûts de fonctionnement et des obligations légales beaucoup moins importantes. Ne pas dénoncer cette situation revient à accepter que demain s'ouvre une boîte de Pandore sans fin (À quand le coiffeur à vélo, le traiteur à vélo, etc. ?) qui déstabilisera, encore plus, l'économie déjà précaire du commerce de centre-ville.

Responsable d'édition

02 96 77 42 50

@email