En voilà une que Grenoble n'aura pas: l'Idex. Après les Labex (laboratoires) et les Equipex (équipements), c'était sûr, le label Initiative d'excellence allait être décroché haut la main par le Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (Pres) grenoblois. Avec des universités comme celles-là, qui s'entendent si bien avec les laboratoires du coin, l'affaire était pliée d'avance. Gonflée d'optimisme, voire d'orgueil, Grenoble est allée chez le Premier ministre la fleur au fusil. Pan! Premier coup de semonce en juillet2011: il faut passer par la case rattrapage car tout ce joli petit microcosme grenoblois ne semble pas, vu de Paris, aller dans le même sens, chacun tirant la couverture à soi. Retour aux pénates, un peu penaud, mais sans grande inquiétude: oui, oui, promis, on va vous remballer tout ça et c'est bon pour la deuxième session. Et vlan! Le mois dernier, le coup de grâce: non, définitivement non, Grenoble n'aura pas son Idex! Certes, l'ordre et l'entente paraissaient de mise parmi les seize signataires locaux (universités, grandes écoles et centres de recherche). Mais la façade n'a pas suffi à convaincre. Adieu veaux, vaches, cochons et, surtout, envolés les dizaines de millions d'euros qui devaient, dans le cadre d'Investissements d'avenir (Grand emprunt), faire de Grenoble une référence mondiale dans les domaines de l'enseignement supérieur et de la recherche. Lyon non plus n'a pas décroché son Idex. Si ce n'est pas une consolation, c'est tout du moins un point de départ pour repenser cette coopération à l'échelon régional. À condition que Lyon n'ait pas de velléité de phagocytage et que Grenoble accepte de ne pas être la grenouille de la @email
- LE BILLET