Devoir abandonner l'opérationnel pour se transformer en «super VRP» de leur entreprise auprès des investisseurs, des analystes boursiers et des journalistes. Voilà une des craintes qui frappe les patrons de PME lorsqu'il s'agit d'envisager une introduction en Bourse, synonyme d'obligations de communication et de contacts réguliers avec la communauté financière. De prime abord, cette crainte peut paraître justifiée au vu du marathon que constitue le «roadshow», qui débute généralement six semaines avant la date d'introduction prévue. Durant cette «tournée», le chef d'entreprise va aller à la rencontre des investisseurs pour présenter en profondeur sa stratégie et ses perspectives. Objectif : convaincre d'une participation à l'opération. De l'avis de tous, ce processus est éprouvant, chronophage et nécessite un calage précis. «L'introduction ne doit pas être programmée lors d'une période d'activité stratégique de l'entreprise : les efforts du dirigeant seront alors tous tournés vers le roadshow. En revanche, après l'introduction, les relations investisseurs ne sont pas aussi gourmandes si le chef d'entreprise choisit de se cantonner au minimum exigé », prévient Damien Rahier, le directeur adjoint de la société de Bourse Portzamparc. Reste que certaines entreprises, et tout particulièrement les profils technologiques, ont tout intérêt à jouer la carte de la pédagogie en rencontrant souvent les investisseurs pour les sensibiliser à des activités souvent méconnues. «La communication financière me mobilise un jour par semaine», témoigne ainsi Franck Grimaud, P-dg de la start-up biotech Vivalis, cotée sur Euronext. Pas si anodin.
Un poids pour l'agenda du dirigeant ?
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la rédaction
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