Un mois vu par Vincent David

Un mois vu par Vincent David

Président de l'ESN Sophia Conseil Entreprise de services numériques (ex-SII) sophipolitaine de 250 personnes pour un chiffre d'affaires de 18 M€. Vincent David est élu à la CCI Nice Côte d'Azur et co-président de l'association French Tech Côte d'Azur Entrepreneurs.





La labellisation French Tech.

« C'est une excellente nouvelle pour le territoire, pour ses entreprises et pour tous ceux, collectivités, associations et entrepreneurs, qui ont mouillé la chemise pour porter ce projet. Être identifié comme une métropole French Tech, au national comme à l'international, est un énorme plus en termes de visibilité et d'attractivité puisque ce sont sur ces métropoles que seront concentrés les principaux flux financiers. À ce titre, la labellisation a son importance. Mais, au-delà de l'obtention du label, cette initiative a eu le mérite de réveiller notre écosystème. Un dynamisme certain s'est mis en route après de longues années d'inertie. Les entrepreneurs se sont fédérés et se prennent en main pour avancer, ensemble. Par exemple, dans le cadre de l'association French Tech Côte d'Azur Entrepreneurs, on prépare un voyage à Las Vegas pour qu'une dizaine de start-ups azuréennes soient présentes au prochain CES. On a fait, on fait et on continuera à faire le job. C'est une réussite collective. »




La sortie de crise qui se profile.

« Les ESN, comme les entreprises d'intérim, sont des indicateurs de l'économie. Depuis novembre, on sent que l'activité repart, doucement. Si cela tient encore un an, ce que je pense, on pourra dire que la crise est derrière nous. Toutefois, cette sortie sera due à trois facteurs principaux : la baisse du prix du pétrole, celle de l'euro, et le fait que la BCE fasse tourner la planche à billets. Alors, on criera victoire et on aura bien tort parce que les réformes majeures dont on a si besoin, à savoir la réforme du travail, de la fiscalité ainsi que le coût de fonctionnement de l'État et des collectivités, n'auront, elles, pas eu lieu. »




La simplification administrative.

« Tout ce qui donne de la souplesse va dans le bon sens. Avec cette proposition de loi, on note une certaine volonté, mais ce sont des réformes de second ordre. Par exemple, à ma connaissance, si le licenciement est reconnu sans cause réelle ni sérieuse, le plafonnement des indemnisations prud'homales prévu ne s'applique pas. Autant dire que cela ne sert pas à grand-chose. Il manque encore le courage politique pour faire en sorte que le chômage dans ce pays passe, un jour, de 10 à 5 %. »