Un mois vu par Stéphanie Paix
# Finance # Conjoncture

Un mois vu par Stéphanie Paix

Un mois vu par Stéphanie Paix, présidente du directoire Caisse d'Epargne Rhône-Alpes (CERA // 1,8 million de clients) depuis 2012. Anciennement, directrice générale de la Banque Populaire Atlantique Formation Diplômée de Science Po Paris.

Quand l'intelligence artificielle investit nos guichets

« Le Crédit Mutuel-CIC et Orange Bank ont annoncé le mois dernier vouloir déployer le robot d'intelligence artificielle (IA) Watson, développé par IBM. Le premier va étendre progressivement l'utilisation du robot Watson aux 5.000 caisses locales et agences de quinze de ses fédérations. Quant au second - tout nouvel acteur bancaire sur la place - il a également décidé de travailler avec ce même système. Il est en tout cas très intéressant de noter la concomitance de ces deux annonces. Le fait qu'une banque traditionnelle ait le même réflexe qu'une « néo » banque est également frappant. Preuve que l'IA se positionne enfin dans le paysage bancaire français. Et ce n'est qu'un début ! »

Nouvel hôte à l'Elysée

« L'accession d'Emmanuel Macron à la présidence de la République redéfinit en profondeur le paysage politique hexagonal. Cela correspond à un besoin nouveau en France et on aurait tort de ne pas l'admettre. C'est ce que fait d'ailleurs ressortir un très bon article récemment paru dans le quotidien en ligne " The Conversation ". Le positionnement du nouveau président ("et " de droite " et " de gauche) est, selon moi, à la fois inclusif et positif. J'ai donc envie de " laisser sa chance au produit " et souhaite que cette nouvelle offre politique fonctionne. Ce qui suppose d'arrêter l'opposition systématique et stérile. »

L'univers bancaire : " punching-ball " électoral

« Une fois n'est pas coutume, les banquiers ont trinqué pendant toute cette campagne présidentielle. Les populistes leur ont reproché tout et n'importe quoi, en particulier de se " payer sur la bête ". Mais ces politiques et leurs soutiens ne savent pas de quoi ils parlent. Tous les chiffres démontrent que les banques françaises ont été les plus résilientes. C'est aussi faire injure à plus de 350.000 personnes, salariés de ce secteur qui permet à de nombreuses entreprises d'exister et de prospérer. »

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