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Un mois vu par Marie de Metz Noblat
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Un mois vu par Marie de Metz Noblat

GéranteDe L'Épicerie du Goût et la Mélie à Nancy et MN & G à Delouze (55) ParcoursConseil marketing et communication Créatrice d'événements de relations publiques autour du fromage Donne des cours d'analyse sensorielle Élue à la CCIT 54 Administratrice au Cerelor

L


a relance économique.

« Aujourd'hui, que peut-on faire pour relancer l'économie ? On sait que les taux des banques sont au plus bas depuis des années. La seule chose qui manque, c'est la confiance. En tant qu'élue à la CCI, je vois notre président, François Pélissier, se faire parfois tacler sur les travaux engagés dans l'immeuble de la rue Stanislas. Mais nous sommes là pour donner l'exemple et une bouffée d'air aux entreprises. Lesquelles sont étranglées entre des clients qui ne paient pas ou avec des délais très longs, et des fournisseurs qui veulent être payés. Du côté des tribunaux de commerce, on voit de plus en plus d'entreprises qui demandent directement la liquidation judiciaire au lieu du redressement. Cela traduit ce manque de confiance. »


La libération de Florence Cassez.

« Toute privation de liberté est quelque chose d'abominable qu'on ait fait quelque chose ou pas. Mais c'est une belle avancée pour la démocratie au Mexique, un pays très beau mais aussi très expéditif dans beaucoup de choses. On ne peut que se féliciter de cette avancée. Mais on peut aussi se demander si nous vivons, en France, en démocratie. Car notre système actuel est loin d'être démocrate. Par exemple : lors d'élections, 1/3 des votes n'est pas comptabilisé, car blancs, 1/3 des électeurs vote dans les extrêmes et 1/3 au centre. Et les politiques sont tous issus du même cursus. Ces votes sont-ils une vraie représentation du peuple, celle nécessaire à un bouleversement de fond ? »


La neige et le verglas.





« Ce type d'épisode météorologique met en exergue l'individualisme. Quand nous avons eu du verglas le 20 janvier, j'ai cassé la glace et je me suis fait traiter d'idiote par des connaissances et des passants. Comme mes magasins étaient fermés, ils ne comprenaient pas que je dégage les trottoirs. Mais si personne ne s'y met, ce ne sera pas dégagé. Trop de gens pensent que c'est à la ville de le faire. Nous vivons en société, mais ce qui appartient à la communauté n'appartient en fait à personne. C'est un égoïsme monumental dans lequel nous vivons alors que la base de la société est l'entraide. Si chacun faisait un effort, cela irait mieux. »

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