Un été à Londres. «J'ai choisi de passer une grande partie de mon été à Londres. D'abord, il y a eu la rencontre avec François Hollande à l'ambassade de France le 10 juillet. En tant que président de l'association des anciens HEC à Londres, je lui ai dit que j'étais fier qu'un HEC soit à la tête de la France. Puis, il y a eu les Jeux Olympiques. Avec des moments exceptionnels à vivre. C'est tellement rare d'avoir les JO à la maison. J'ai eu la chance de pouvoir supporter l'équipe française de handball, d'aller souvent au Club France à la rencontre des sportifs. De discuter avec Florent Manaudou, Amaury Leveaux et Stéphane Diagana qui m'a raconté son projet très ambitieux de centre dans le Sud de la France (Campus Sport Santé, lieu dédié au sport et à la santé ndlr). J'ai pu partager avec lui mon expérience avec l'Espace FCL. Et le prévenir que les recours administratifs pouvaient retarder le délai des projets.»
L'investissement Qatar au PSG.
«Je préfère que les investisseurs étrangers investissent dans le foot français plutôt qu'en Italie ou en Grande-Bretagne. C'est bon pour la visibilité de la ligue 1 et c'est bon pour la France. En recrutant Ibrahimovic au PSG et en le rémunérant 14 millions d'euros nets par an, le club va reverser 49 millions d'euros d'impôts et de charges sociales à l'État. En période de disette économique, ce n'est pas négligeable. Le coût d'Ibrahimovic équivaut à deux fois le budget de Lorient. Avec les autres joueurs recrutés depuis, ce sont de bonnes recettes pour la France. »
Une rémunération atypique.
«Je suis passé pour un extra-terrestre dans le foot: j'ai fait baisser le salaire fixe des joueurs pour l'aligner sur les résultats de fin de saison du club. Nous sommes les seuls en France à pratiquer ce modèle. Le sport, c'est comme une entreprise, elle ne peut pas être pérenne si elle perd chaque année dix à 15 millions d'euros. Oui, les joueurs gagnent moins en fixe, mais ils peuvent gagner beaucoup en fin de saison grâce à la part variable. L'objectif est d'être dans la première moitié du tableau pour avoir de bons revenus en droits télévisuels. Mais il est vrai que certains joueurs, en arrivant à Lorient, divisent par quatre leur salaire. C'est un pari sportif.»
Président du FC Lorient depuis août 2009. Né le 15 mars 1974 à Nancy. Vit à Londres. Parcours : Diplômé d'HEC Paris 1997, entre à la Société Générale, responsable dérivés de crédits en Asie 2001, rejoint le Groupe Crédit Agricole, responsable des marchés de crédit chez Calyon 2007, P-dg Chenavari.