Un mois vu par Jean-Pierre Foucault

Un mois vu par Jean-Pierre Foucault

Animateur de télévision et de radio Figure incontournable du paysage radiophonique et télévisuel français, ce Marseillais n'a que 17 ans lorsqu'il entre à RMC. Le petit écran lui ouvre ensuite les bras, sur Antenne 2, puis sur TF1, une chaîne où il connaîtra ses plus grands succès. Il y officie toujours, ainsi que sur RTL. À Marseille, il préside l'Association OM et est actionnaire de l'ECS-IEJ.

L'image de Marseille. «Marseille est actuellement le théâtre de faits divers dramatiques qui sont à mon avis surmédiatisés. Tout cela nuit terriblement à l'image de la ville, qui a pourtant beaucoup évolué depuis quelques années. Or, on met toujours en avant les aspects dévalorisants. Cela m'ennuie, car je suis Marseillais, et j'aime ma ville, où je vis toute la semaine. N'oublions pas que nous allons être capitale européenne de la culture. Il faut que nous réussissions cette année 2013, en repoussant les clichés, qui sont insupportables».




L'avenir de la jeunesse.

«En tant que parrain de l'ECS-IEJ Marseille (écoles de journalisme et de communication, Ndlr), j'ai eu l'occasion, en cette rentrée scolaire, de parler aux étudiants de leur avenir. Ils sont à l'aube de leur parcours professionnel et le combat sera difficile. Les choses étaient sans doute plus simples pour les gens de ma génération. Mais il faut avancer. Personnellement, j'ai du mal à comprendre qu'une partie de la jeunesse puisse ne pas envisager avec raison et sérieux sa vie professionnelle. Ne pas avoir envie de travailler me choque. Il est catastrophique de voir que certains choisissent la facilité, via le mal...»




Le «football fric».

«Je préside l'Association OM, qui fait fonctionner le centre de formation où les gamins apprennent les métiers du football. Je suis un bénévole dans un océan de pognon. Plus globalement, je suis perturbé par l'omniprésence de l'argent dans les milieux du sport. Il va sérieusement falloir que l'on arrête de sortir le carnet de chèque, car l'intérêt sportif y perd énormément. Et tout ça, c'est de la faute de la télévision, je le reconnais. Car on a acheté les matchs de plus en plus cher. Il faudrait que nous revenions à des valeurs un peu plus saines».






Le Salon de l'automobile.