Un mois vu par Emmanuel Grard

Un mois vu par Emmanuel Grard

Secrétaire général adjoinTde la fédération nationale des dirigeants commerciaux de France (DCF) depuis 2011 et président de région des DCF Midi-Pyrénées depuis 2009 Parcours Né le 16 février 1961 DUT maintenance industrielle en 1980 puis modules stratégie et management d'entreprise en 1988 Gérant de la société EGD Auxilia depuis 2005

Le décès de Steve Jobs. «Cet homme restera l'un des pionniers de la révolution informatique. Une chose moins connue, c'est que, pour ne pas ruiner ses parents adoptifs, il a arrêté ses études universitaires et a suivi en tant qu'auditeur libre des cours de calligraphie. Quelques années plus tard, lorsqu'il met sur le marché le Macintosh en 1984, il introduit une typographie innovante dans le monde des ordinateurs. Steve Jobs était un génie de la créativité et c'est surtout dans ses périodes de traversée du désert qu'il a su de démarquer. Après avoir été débarqué de sa propre société Apple, il crée NeXT et surtout fonde le studio d'animation Pixar. Steve Jobs est indissociable des évolutions technologiques de notre siècle. Sans lui, où en seraient les tablettes et les smartphones? S'il y a une chose que je retiendrai de lui, c'est qu'il ne faut jamais s'habituer à une situation confortable et qu'il ne faut pas être fataliste. C'est dans les périodes les plus difficiles que l'on devient le plus créatif. Tout est possible!»




La crise financière.

«Il faut impérativement trouver des solutions au niveau national et européen pour ne pas endiguer la dynamique de reprise en cours suite à la crise de 2008. Je pense que les entreprises se portent mieux qu'on ne peut l'imaginer. Elles ont su faire les efforts au bons moments, mais pour qu'elles se développent, il leur faut de l'argent, pour la gestion de leur trésorerie et leurs investissements. Or si les banques resserrent trop fort leurs conditions de crédits, la situation peut devenir très inquiétante.»




Un toit pour le Grenier de Toulouse.

«

Indirectement, en cette période de crise, la culture est impactée, les budgets deviennent plus difficiles à trouver. Le mécénat d'entreprise est complémentaire et indispensable. Pour cela, les artistes doivent mener des actions professionnelles adaptées aux entreprises, adopter un nouveau langage, elles ont un besoin prégnant de commercialiser leurs offres, etc. Nous ne pouvons dissocier la culture et le monde économique. D'ailleurs, les mesures d'incitation fiscales favorisent la promotion du mécénat. Une économie dépourvue de création artistique serait atone et sans rêves.... J'y crois beaucoup, le Grenier de Toulouse est un très bon exemple de réussite du mécénat.»