Un mois vu par Elisabeth Court
# Conjoncture

Un mois vu par Elisabeth Court

Présidente du directoire du groupe automobile Court, à Caudan ParcoursNée à Lorient en 1961 Études en école des ventes chez Renault, à Rennes Commerciale, puis responsable d'affaires chez Renault Membre associée à la Chambre nationale des professionnels de l'automobile

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es 100 ans du groupe.

« C'est très rare d'avoir 100 ans dans l'automobile. Je connais quelques groupes qui ont déjà 80 ans d'existence. Mes grands-parents ont commencé en 1908, avant de travailler pour Renault quelques années plus tard. Le premier garage se trouvait à Lorient, rue Louis-Blanc (aujourd'hui, boulevard Laennec). Mon père, ma mère et moi, nous nous sommes adaptés aux différentes périodes de l'automobile. C'est un métier passionnant. Aujourd'hui, le groupe Court ce sont cinq marques, onze sites établis s'étendant de Quimperlé à Vannes, et de Carhaix à Lorient, avec une forte présence historique dans le pays de Lorient. Le chiffre d'affaires est établi à 77 M€. »




Aide maximale de 10.000 ? pour achat d'un véhicule propre.

« C'est important d'avoir cette aide pour permettre aux clients d'acheter un véhicule électrique, par exemple. Je pense que c'est une des solutions d'avenir, compte tenu des problématiques de circulation et de pollution. Au début, c'était marginal, mais on voit de plus en plus de clients intéressés. L'année dernière, environ 7.500 véhicules électriques ont été vendus en France ; et déjà huit dans notre concession, depuis le début de l'année. C'est le moment où jamais pour en acquérir une, même si cela va forcément changer notre manière de conduire »




Contrat de génération obligatoire pour les PME de 50 à 299 salariés.

« Je n'aime pas les choses qui deviennent obligatoire. Tout dépend de la situation économique de l'entreprise, de l'évolution des métiers. Ce contrat est une bonne idée, qui n'est pas nouvelle. Chez nous, l'apprentissage a toujours été valorisé, avec une dimension professionnelle et sociale. Aujourd'hui, nous avons quatre jeunes dans notre entreprises : un en tôlerie peinture, un autre dans la vente et, enfin, deux en mécanique. Cela permet aux seniors de rencontrer les nouvelles génération. Mais je ne sais pas si on le fera systématiquement »

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