L'accord entre les partenaires sociaux Cet accord de flexi-sécurité est une victoire sur la forme et sur le fond. Sur la forme parce que, selon moi, être capable de tous s'asseoir à la même table et de discuter pour le bien commun, c'est un vrai premier pas pour le dialogue social. Un économiste du nom de Thomas Philippon a analysé que l'absence de dialogue social en France était justement une des raisons du manque de performance de nos entreprises. En France, il y a beaucoup trop de méfiance entre salariés et employeurs. Cet accord montre qu'on a su passer au-dessus. C'est un premier pas important. Sur le fond, c'est du gagnant/gagnant. La reconnaissance de la supériorité de l'accord d'entreprise est primordiale. Du côté des salariés, la prise en charge de la mutuelle à 50 % par l'employeur est une avancée sociale importante. Mon souhait, désormais, est que cet accord ne soit pas trop déformé par le législateur pour des raisons idéologiques. Il va falloir que l'Assemblée nationale résiste aux assauts des Verts et des communistes.
L'épisode de la falaise fiscale aux États-Unis
Si un accord n'avait pas été trouvé au dernier moment, les États-Unis
seraient entrés en récession, entraînant avec eux le reste de la planète. La manière précipitée dont cet accord a été conclu prouve qu'il ne faut jamais trop d'idéologie dans la vie socio-économique. Pour moi, la vérité n'est jamais aux extrêmes mais toujours au milieu. Il faut lutter contre la sursimplification et la radicalisation. Il faudrait que cet épisode nous serve de leçon, à nous Français.
L'intervention militaire de la France au Mali
Comme au moment de la Libye, je suis fier de mon pays. Le président de la République a pris la bonne décision. Tant que la France en a les moyens, elle doit aider à l'apparition de sociétés démocratiques partout dans le monde.
Président du pôle des technologies médicalesde Saint-étienne Depuis 2011
Parcours Christophe Tezenas travaille pour Cardial à Saint-Étienne (groupe Bard) depuis 17 ans, il dirige le site depuis 12 ans. Il vient de créer une seconde activité, Setmi (voir page 26).